samedi 28 décembre 2019

Stoned, rolling stones

you can't always get what you want.
C'est la leçon d'un an de militantisme...C'est une leçon qui s'applique à pleins de catégories de personnes, prises en vrac: les rêveurs impénitents, les donneurs de leçons tordues, les utopistes béats, les retors adeptes du billard à 6 bandes, les activistes fous, les militants sincères, les vieux de la vieille, les jeunes idiots, les mouettes dans le ciel, les intellos à leurs bureaux, les révolutionnaires de salon, les adorateurs idolâtres, les moutons de berger, les millionnaires ambitieux, les néos-cools, les "archaïcos- dinosaurus", les dévoués de tous bords, les inactifs majoritaires et silencieux, les j'm'en foutistes.... Et à la fin il n'en reste qu'un.

mercredi 25 décembre 2019

Conneries

Pour comprendre la situation de Clamart, (urbanisme; politique...) il ne sera pas inutile de lire UJAC 21 dès le mois prochain (le 20 est épuisé et a connu un succès exceptionnel) et aussi d'élargir le point de vue grâce à un livre subtil et incontournable : Histoire universelle de la connerie , par JF Marmion (sd), aux éditions Sciences Humaines, 490 pages éclairantes, dans toutes les bonnes librairies et il y en a à Clamart, inutile de passer par Amazon (pensez à Ken Loach.) Une citation de Churchill pour méditer à Hunebelle, 3F et la place de la gare? "La part de bêtise est toujours plus grande que celle de la malice dans les affaires humaines".

mardi 10 décembre 2019

Un Autre Urbanisme

Un Autre Urbanisme, c'est le titre du premier clip de campagne d'Un Autre Clamart. C'est ici.

lundi 9 décembre 2019

Opportun...

Dialogue avec le maire, hier matin au marché de la fourche, rénové dans un style que je ne commenterais pas parce que c'est pas le sujet..."Dans la rénovation vous avez oublié les parcs à vélo, M. le Maire" "On est en train de les faire, regardez..." "Ah oui c'est vrai.. Disons alors qu'ils arrivent au moment "opportun"". Réponse : " on peut dire ça , oui." Blanc de stupéfaction...
De même, arrivent opportunément, c'est à dire juste avant les élections, toute une série d'aides municipales.. Pour installer des caméras de surveillance chez soi, pour devenir propriétaire, pour rénover sa façade (mais juste en centre ville, hein, le reste on s'en tape!) : A tel point que le bulletin municipal fait plus office de contenu de promesses électorales à venir (un Monoprix, les façades à ravaler aidées financées jusqu'en 2025!) que bulletin d'informations...Étonnant, non?

dimanche 8 décembre 2019

Des Municipales à l'ancienne.

Les Bleus, les Blancs, les autres Blancs. Le retour des coupe vents made in Bangladesh et des drapeaux de plage (beachflags en langage professionnel), des affiches dont la durée de vie n'excède pas une nuit...

Quel gâchis! C'est une campagne à l'ancienne avec l'illusion de croire que le quidam est dupe de cette débauche de moyens, qui me rappelle les présidentielles, quand j'étais candidat (voir ici)!

Mais ce type de campagne exaspère le piéton qui voit ses trottoirs et entrées de marché encombrées d'une quincaillerie bon marché le temps d'une campagne électorale. Deux petits tours et puis s'en vont... Tout ce dont nous ne voulons plus : que les militants sincères ne m'en veuillent pas, ils sont dévoués à une cause, que l'on juge juste ou non, là n'est pas le problème. Ils donnent du temps à la démocratie et merci pour ça. Mais ces rassemblements d'oriflammes, de coupes-vent multicolores, de gavage de tracts par milliers exaspère de nombreux clamartois. Se frayer un passage dans la rue et accéder au marché est redevenu une épreuve en soi. La politique par le bout le plus exaspérant : c'est à celui qui montrera le plus ses muscles et ses moyens. La course aux armements, au nombre, mais pas tellement la course aux idées. La course à la présence en ces lieux. "Mais où étiez-vous pendant 6 ans?"se demandent les gens... Pour certains, on les connaît, ils étaient élus et veulent être réélus.... Pour d'autres, ils étaient ailleurs. Et si ce passage au marché n'était pas obligé? Et si la campagne se faisait justement ailleurs? Dans la rue, n'importe où, au pied des tours, en bas des immeubles...Faire revenir les gens en réunion, au travail, en réflexion. Tous. Tous les gens.

Une liste fait autrement et préfère rencontrer les gens et présenter un programme co-construit... Rencontre avec UAC, lundi 9 décembre, maison des associations, 20 heures. Présentation des grandes lignes du programme.

samedi 16 novembre 2019

Sérénité?

"Clamart en toute sérénité": tel est le slogan électoral du maire qui en un mandat a fait de Clamart une ville où la police municipale a des pratiques dignes des cowboys du Far West : sirène hurlante et conduite à toute allure. Vous avez dit sérénité?
Une ville où le maire, accompagné d'une rectrice de son bord (une ex du cabinet Pécresse) se rend dans une école, et fait scandale parce que des mamans auxiliaires aidant à des activités portent le voile : cf le tract de la Ligue des Droits de l'Homme, : vous avez dit sérénité?
Une ville où des permis accordés et des travaux de construction obligent l'évacuation d'un immeuble ancien de belle facture (voir ) : sérénité?
Une ville où avant une manifestation de parents d'élèves des employés municipaux s'en prennent physiquement à un parent (lire ici) : sérénité?
Une ville où des collectifs de citoyens se créent pour contester des projets sur lesquels jamais, ils ne sont écoutés : sérénité?
La ville des Hauts de Seine où il y a le plus d'accidents de travail dans les chantiers (voir ici): sérénité?
Le fond arboré de son affiche est un leurre. Les grues qui inondent notre commune seraient plus appropriées et, plus encore hélas, le béton qui ne cesse de couler de la politique actuelle du maire.
Oui, c'est vrai les promoteurs, eux, sont sereins. Berger, leur allié, ancien collègue et fidèle ami, leur assure un avenir tout rose. Pour les Clamartois l'histoire s'écrira en gris.

Au pied des grues...

Au pied des grues... la mort. On meurt à Clamart. Plus qu'ailleurs. Par accident du travail. Il a été dénombré officiellement à ce jour, 64 accidents du travail graves et mortels sur chantiers depuis mi-décembre 2018 en Île-de-France :7 à Paris, 27 en grande couronne, 30 en petite couronne. Sur les 30 de petite couronne, 22 dans le 92 ! Ça bétonne, certes, mais c'est aussi un des gros endroits des chantiers Grand Paris (ligne 15 et Eole). Sur les 22 du 92, 4 à Clamart, soit 18% pour 3% de la population départementale.
Sur les 4 à Clamart, 3 accidents sur la zone Panorama-Grand Canal. Cette zone est donc désormais une des plus dangereuses d'Île-de-France, peut-être la plus dangereuse en travaux du bâtiment. On pourrait en appeler au hasard, à la fatalité et se contenter d'enregistrer le chiffre. Or il n'y aucune fatalité dans les accidents de ce genre. Il y a des erreurs commises, une accumulation de gestes inadéquats, de prises de risques, dont il faut comprendre l'origine. Parmi les origines possibles, il y a la pression et la productivité exigée ; "faut finir avant la nuit, avant la pluie!" Il faut finir telle intervention avant que tel ou tel partenaire du chantier n'intervienne à son tour. Bref, des exigences qui poussent à la faute, au baudrier qu'on n'attache pas, au casque qu'on oublie, au pas de trop que l'on fait.
Clamart est aujourd'hui une ville chantier : gare, ex-piscine, Panorama, Plaine Sud autant de trous gigantesques qui annoncent une bétonisation avancée dont on commence à deviner les contours. Cela ne fait que commencer : Place du garde arrive, Hunebelle : et bientôt, quoi encore? A Clamart on meurt, et Clamart se meurt. Un autre Clamart est souhaitable. Un autre Clamart est possible.