mercredi 13 mai 2026

Quel Bonheur!

 Parfois, la mouette va au bistrot. Non pas pour se saouler, non, mais pour décorer les tables avec du guano.

Mais depuis quelques jours, les tables de la Brasserie Bonheur ont disparu. Cette brasserie qui se cache (elle n'a pas d'enseigne!) est fermée... Comment se fait-ce? 

La Brasserie Bonheur a déjà défrayé la chronique il y a quelques mois à cause de l'arrêté municipal qui la liait " familialement ou amicalement" avec le conseiller Jean Milcos. Il était question d'éviter du favoritisme ce qui, bien évidemment, faisait supposer du favoritisme, même s'il n'y en avait pas. A voir...

Factuellement, la Brasserie qui avait une terrasse gigantesque, alors que la mairie avait refusé quelques m² de plus au magasin Picard, a soudain fermé totalement sa terrasse pendant la campagne électorale municipale. Puis il y a eu la victoire (relative) de Coscas, succédant à un omniprésent Berger. Lors de cette victoire, Milcos a même progressé dans l'ordre des élus. Alors, la terrasse est revenue plus grande que jamais (40 tables), mais.... pas longtemps.

Depuis déjà une semaine, la brasserie est fermée "aujourd'hui" (affiché pendant deux jours), puis fermée sans aucun affichage (deux jours) puis ouverte samedi 9 de 8h à 9h du matin puis fermée avec l'affichage "la brasserie Bonheur est contrainte de fermer temporairement pour travaux".Mercredi 13, elle est toujours fermée. Mais de quels travaux s'agit il donc, suffisamment importants pour "contraindre" à une fermeture ? Des travaux de sécurité ? Pour les clients ? Pour le personnel ? Pour les habitants de l'immeuble ? La brasserie n'a-t-elle pas été, avant son ouverture, soumise à une autorisation par une commission de sécurité ? Commission de sécurité présidée par qui ? Sûrement pas par Milcos qui, d'après l'arrêté municipal, était lié "familialement ou amicalement"  à la direction de la brasserie. Par qui alors ? Est ce le même risque incendie qui a poussé la mairie de Clamart à fermer l'hôpital Béclère avant que l'arrêté de fermeture soit sèchement annulé par le Tribunal Administratif ?

On le saura peut-être par d'autres sources, mais, en tous cas, la mouette veut continuer à se poser sur des tables de bistrot pour les "décorer". C'est ça le sel de la vie. Le bonheur tient à si peu. Et des fois on peut même rire du malheur des autres, même si c'est réprouvé par la morale commune. 

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