dimanche 5 mars 2017

Fable

A notre maire, soutien indéfectible de Fillon, je dédie cette fable vite écrite.


Fable :

Maître Filou, de son statut perché
tenait aux Français ce langage :
Tous les jours un peu plus travaillez
ne regardez ni l'effort ni votre âge!

De sa branche, il était bien placé
pour amasser quelques miettes au passage
du gâteau dont il voulait priver
l'ordinaire citoyen exclu du partage...

Lorsque le canard avisé
jeta la lumière sur ses faits
Maître Filou contrarié
contesta tous ses méfaits

mais le mal déjà était fait
Le Filou de ses soutiens abandonné
s'agitait et jamais n'abdiquait
se croyant par avance pardonné

Funeste erreur, aveuglement,
plus il s'agite plus il ment,
face au péril imminent
dans sa chute entraine ses enfants!

Morale :
Quand la main dans le sac tu es pris
prends sincèrement l'air contrit
excuses publiques ne valent rien
rebrousse, retire toi, fais le bien.




2002,2007,2012... On le sentait venir le coup foireux définitif et je ne sais s'il faut s'en réjouir ou crier misère... Mais la campagne de l'élection présidentielle 2017 est bien partie pour accoucher d'une situation de crise institutionnelle durable et peut-être définitive pour la 5e République.
Entre les candidats mis en examen qui en appellent à l'insurrection populaire contre les juges et les voleurs d'unité à gauche l'hypothèse Macron prend forme et risque bien de déboucher sur une 4e république bis tant il n'est pas assuré d'avoir une majorité au Parlement. En attendant deux candidats polluent le débat : Le Pen et Fillon, c'est d'eux dont il s'agit, ont des comportements de dangereux factieux qui appellent à mettre bas à un système (formule facile) qui voudrait les abattre. Ou comment renverser les rôles en jouant les robins des bois alors qu'on s'en est mis plein les poches jusqu'à la gueule! L'une refuse de se rendre aux convocations des juges alors qu'elle prône la tolérance zéro pour les délits de tous types... L'autre appelle à une manifestation anti-juges dont les soutiens se paient de mots rappelant les ligues de 1934 : l'oligarchie cosmopolite etc....
A gauche Hamon et Mélenchon après avoir fait croire à un possible rapprochement sont lancés dans une campagne concurrente qui montre (voyons le côté positif des choses) qu'un quart de l'électorat reste attaché à de vraies valeurs de gauches. C'est peu mais cela prouve qu'avec une vrai volonté rassembler à gauche serait créateur d'une dynamique. Ce discours de pseudo unité était un jeu de dupes dont les dés étaient pipés d'avance : Mélenchon est en campagne depuis plus d'un an et ne laisserait sa place pour rien au monde; Hamon n'a pas le courage d'envoyer balader un parti qui l'a désigné : serait-ce même pensable? Enfin reconnaissons-le des divergences de fond subsistent. So what?
Pour un opposant comme moi au système actuel, monarchie présidentielle élective qui phagocyte toute la vie politique, je devrais me réjouir. Néanmoins, le risque facho étant réel, il y a une certaine angoisse à voir se déliter le système. Cette élection présidentielle en tous les cas pourrait bien être la dernière de la Ve République, dans ces règles là en tous cas. D'abord parce que certains réclament une sixième... De plus, parce que, quel qu'en soit le vainqueur il faudra bien tirer certaines conclusions de la crise majeure que la classe politique traverse, par de réelles transformations du statut des élus, des institutions, de la transparence des hommes publics. Faute de quoi, ce n'est plus une crise que l'on traverserait, mais une situation qui pourrait devenir insurrectionnelle, situation légitimée par le comportement actuel des deux candidats mis en examen... CQFD.

samedi 7 janvier 2017

recours

Dans le cadre du dossier du terrain de l'ancienne piscine, la réunion publique du 7/12 a donné lieu à un échange plutôt vif dans lequel M. Berger n'a pas hésité à attaquer publiquement et nommément des riverains qui se posent de légitimes questions sur ce dossier. Rebelote dans le Clamart Infos de janvier. Sur la nature du jeu de questions -réponses en direct et en public, je voudrais en signaler la perversité, puisque le dernier mot revient au Maire qui peut affirmer avec autorité tout ou presque sans qu'on puisse le vérifier et répliquer. Mais l'article du Clamart Infos est du même ordre et c'est problématique.
Rappelons qu'il s'agit d'un projet de 119 logements sur cette parcelle. M. le Maire oppose à juste titre intérêts particuliers et intérêt général. Là-dessus, rien à dire : oui l'intérêt général doit primer. Mais la question qui est posée est: "ce projet est-il d'intérêt général?". Autrement dit, ce projet de 119 logements est-il en accord avec les problématiques clamartoises du moment? Pour nous en convaincre le maire se montre évasif et contradictoire. Il rappelle le montant de la vente et sous-entend ainsi que l'intérêt financier de la ville est préservé : cela fait rentrer entre 9 et 10 millions d'euros dans les caisses de la commune. Il sous-entend aussi que le recours des riverains pèse sur cette rentrée, ce qui est faux puisque, le maire le dit lui-même, la vente s'est faite sans conditions suspensives... Donc la vente est actée. Le recours des riverains ne pèse aucunement sur la vente mais sur la nature du projet. En gros, ils souhaitent une concertation qui n'a pas eu lieu puisque le projet qu'ils avaient plébiscité a été retoqué, au détriment de celui qui était massivement rejeté.... Ils souhaitent un projet plus mesuré qui ne porte pas atteinte au caractère pavillonnaire du quartier, qui ne congestionne pas la circulation dans le quartier (85 entrées de parkings sur la seule allée de Meudon avec accès par la seule rue Hévin!!!)... Ils souhaitent aussi préserver, et c'est légitime, un cadre de vie. Ce sur quoi porte la contestation riveraine, c'est également sur le respect du nouveau PLU auquel notre maire est très attaché... C'est donc bien de l'intérêt général dont il s'agit, et la désignation à la vindicte populaire de l'égoïsme de certains est un contresens malhonnête.

mardi 20 décembre 2016

Monoprix : la lubie autocratique.

A l'occasion de la réunion de quartier du Centre, M. Berger a rappelé son attachement au Monoprix qu'il souhaite voir s'installer au centre Desprez. Rappelons notre opposition à ce projet, opposition qui tient en plusieurs arguments :
1/sur le lien entre un projet commercial et une élection politique. Quels intérêts ont des candidats à mettre dans un programme la venue de telle ou telle enseigne dans une commune? On est bien en droit de se le demander et on nage ici en pleine confusion des genres.
2/ sur l'idée même d'une telle enseigne en lieu et place d'une enseigne discount à l'origine (ED, puis Dia). On sent bien qu'il s'agit de changer de clientèle et d'attirer une clientèle plus huppée. Question de prestige?
3/ sur l'idée même d'un tel concept de magasin en centre-ville; Clamart a la chance de posséder encore (pour combien de temps?)un tissu commercial relativement varié pour une ville de banlieue. Des magasins de vêtements dont certains très anciennement implantés; des commerce de bouche en assez grand nombre; des magasins de chaussures; des drogueries. La concurrence, pourtant redoutable, liée à la proximité de Paris, de Vélizy 2 et à un degré moindre de la Vache Noire, n'empêche pas ces magasins de survivre ou de prospérer et de faire de Clamart une ville où in fine on peut faire ses courses à tous les prix. Comme argument, M. Berger a utilisé, lors de cette réunion publique, l'idée de l'ouverture sur la pause méridienne. Oui, en effet, il sera plus facile pour une enseigne comme Monoprix d'imposer des plages d'ouvertures larges (et antisociales), ce que ne pourront pas nécessairement faire les concurrents de petite dimension. Le commerçant n'a-t-il pas le droit de manger tranquille, de se reposer le dimanche lui aussi? L'ouverture d'une telle enseigne tuerait à coup sûr nombre de commerces de proximité qui parviennent aujourd'hui, tant bien que mal, à faire de Clamart un lieu vivant et non une simple ville-dortoir.
C'est pourquoi l'implantation d'un Monoprix au centre de Clamart, face au marché du Trosy, serait un contre sens, en plus d'être une mesure socialement et politiquement rétrograde!
Mais puisque le maire le veut....

jeudi 8 décembre 2016

Le commandant Duval, communard dont la mémoire est attachée à Clamart.


Le 25 novembre 1944, le conseil municipal donna le nom de "Commandant Duval" à une rue située dans le quartier Trivaux. Pour la plupart des Clamartois celui-ci est un parfait inconnu. C’est pourtant avec fierté et reconnaissance que nous saluons la mémoire d’Emile Victor Duval (1841-1871). Dès 1864, il fut un infatigable animateur du mouvement ouvrier parisien. Précurseur du syndicalisme, il créa des associations mutualistes. Fondeur, il organisa inlassablement sa branche professionnelle. Au début de l’année 1870, il anima, durant 4 mois, une grève des fondeurs qui se termina victorieusement. Parallèlement, il rejoignit le mouvement de Blanqui, ce républicain révolutionnaire qui, avant Marx, se réclama du communisme, puis en 1867, s’inscrivit à la première Internationale ouvrière. Meneur d’hommes, Duval participa activement au renversement de l’Empire et à l’instauration de la République, le 4 septembre 1870 et accéda à de hautes fonctions dans la Garde nationale. Il fut l’un des instigateurs, le 18 mars 1870 de la proclamation de la Commune où il exerça de hautes responsabilités militaires. Il fut nommé, le 3 avril, général. Le lendemain il dirige une des trois colonnes qui marchent contre Versailles. Encerclé entre Châtillon et Villacoublay, il est fait prisonnier. En dépit des promesses qui avaient été faites, le 4 avril 1871, il est fusillé sur place, au carrefour du Petit Bicêtre, actuellement rond point du Petit Clamart, contre le mur d’un horticulteur, en criant "Vive la Commune".
Emile Duval, général de la commune, brochure des » amis de la Commmune de Paris 1871
Emile Victor Duval, dessin anonyme.
Du village à la ville, Clamart de 1840 à nos jours Alfed rastoul p 67
lire aussi une longue notice ici : http://www.gauchemip.org/spip.php?article8013

dimanche 6 novembre 2016

Infos locales

On nous demande de communiquer ça . On le fait bien volontiers!


et ça aussi!
Réunion publique, à propos des traités TAFTA et CETA, organisée par Attac.

vendredi 4 novembre 2016

Petite fleur

"Petite fleur" c'est le titre du plus célèbre morceau d'un grand jazzman, Sidney Bechet. Ce pourrait être aussi le résumé de la politique droitière de la municipalité actuelle de Clamart. Remplir des bacs à fleurs en béton, couper les arbres, bétonner la ville, exploser le sous-sol à coups de parkings et d'équipements souterrains. Cette fleur, la troisième, -Clamart ville super fleurie!- est bien à la hauteur de l'ambition du maire actuel : faire joli. Ah... le beau.... On a déjà beaucoup glosé là-dessus n'y revenons pas... Mais tout de même... Quid du contenu politique? Tout dans les apparences. Faire beau, faire joli, pour faire croire : faire croire à l'ancienneté (le style néo classique gerbos); faire croire à l'environnement (la troisième fleur); faire croire à la défense de l'intérêt général (les panneaux de propagande sur le stade); faire croire à la sécurité (caméras); faire croire à des lieux désaffectés (politique des palissades); et faire croire à ce que l'on gère la ville. On la gère en effet! Et l'habitant digère de moins en moins bien : hausse des tarifs municipaux, projets délirants (Gare, Hunebelle), absence de concertation (disparition des conseils de quartiers qui ne sont plus que des simples réunions d'informations...)... Dans tous les domaines, la communication propagandiste masque les vœux destructeurs d'un équilibre ancien entre urbanisation et esprit village... Triste résultat. Triste politique. Toute petite fleur.

des fleurs...

La mairie s'envoie des fleurs dans Clamart Intox, euh pardon, Clamart Infos. Tout heureux le maire s'enorgueillit de la promesse tenue d'une fleur supplémentaire sur le panneau d'entrée de la ville. Clamart ville fleurie! Mao disait à l'aube de la révolution culturelle triomphante "que 100 fleurs s'épanouissent..." On sait ce qu'il advint du printemps chinois... Ah au fait combien d'arbres abattus quartier Fleury ces derniers jours? C'est ringard! Pour poursuivre, la communication municipale essaie de justifier l'injustifiable tentative de fermeture de la PBR. Lisez donc plutôt le dernier numéro d'Un jour à Clamart pour mieux saisir l'affaire. Qu'on se le dise!