lundi 20 novembre 2017

La culture selon Le Got

Quand Le Got entend le mot culture, il sort sa pelleteuse.

Dans les années 70, le ministère de la culture voulait que les lycées français se dotent tous d'une "oeuvre d'art" qui les rendrait uniques et attrayants, quelle que soit leur localisation et leur environnement géographique. Ca s'est appelé "le 1% pour la culture". A l'époque, le lycée professionnel de la rue du guet et de la rue de bièvres à Clamart a donc été doté d'une fresque symbolisant humoristiquement la terre (en bas et à dominante verte), le ciel (au milieu et à dominante bleue) et le cosmos (en haut et à dominante noire). Ce monde était parcouru de silhouettes humanoïdes appelées Zygophèbes.

Avec les années, voir cette fresque était gratuit et, ça, c'est insupportable pour un maire qui ne pense qu'à l'argent. Il a donc délégué son adjoint à la culture (qui ne pense qu'à l'argent également) pour dénigrer la fresque dans le but de la détruire avant qu'elle soit protégée. Il a ainsi fait courir le bruit qu'elle avait été faite par des élèves et que par conséquent ça ne valait rien. C'est faux... et faux. Ca n'a pas été fait par des élèves mais par un artiste mandaté par le ministère de la culture de l'époque. Même si ça avait été fait par des élèves, ça n'impliquerait pas que ce soit sans valeur artistique : cf inventaire des oeuvres du 1% par académie. L'artiste est Pascal Luis Benvez, la date d''agrément, 1978...

La destruction est maintenant terminée.

autopsie d'un massacre...

comme à Hiroshima, la seule persistance des Zygophèbes face à la bombe Legotomique se résume à LEUR ombre portée sur LEUR mur, dans LEUR monde.

les liquidateurs de la mort les achèvent un par un

la pellegoteuse montre la cupidité de sa mâchoire digne de celle d'un promoteur immobilier
la pellegoteuse attaque en commençant par la destruction du cosmos.

Pauvres Zygophèbes, c'en est fini d'eux et de LEUR monde. Le génocide est achevé.

dimanche 19 novembre 2017

Brave Margot!

Théâtre à Clamart! Depuis des années la programmation de Jean Arp nous a habitué à l'exigence et à la qualité. Sous la houlette de Farid Ben Taïeb le théâtre Jean Arp à Clamart est devenu une référence. Cette année nous vivons la dernière programmation de l'ancien directeur (il est parti depuis à Cherbourg) et le moins que l'on puisse dire c'est que le spectacle actuellement à l'affiche fera date. Avec la pièce Margot, mise en scène par Laurent Brethome, qui était en résidence pour le chantier théâtral les Éprouvés, (grande réussite), c'est à un monument du théâtre et de l'histoire que nous sommes conviés.
Cette pièce anglaise, rarement mise en scène, narre les événements de la Saint Barthélémy et des années suivantes jusqu'à l'avènement de Henri IV après l'assassinat de Henri III. Une page douloureuse et essentielle de l'histoire de France. Brethome et ses 17 acteurs se livrent à une farouche débauche d'énergie pour parvenir à nous captiver 2h30 durant sur un plateau, hélas trop petit pour eux!
Il est dommage que de vaines polémiques viennent "polluer" le contexte. En effet, des établissements scolaires se sont vus avertir de la crudité du propos et de la mise en scène et même suggérer d'annuler leur venue! Le théâtre avertissant que ce spectacle était de nature à choquer, il proposait d'annuler ! S'il est normal, dans une démarche pédagogique, de préparer le jeune spectateur à ce qu'il va voir, la troupe l'avait fait elle-même par avance en recommandant un public de plus de 15 ans. De fait, des scènes de nudité, fort peu choquantes, et trois baisers d'homme à homme sont les raisons de telles préventions apparemment d'origine institutionnelles. Le théâtre comme tous les arts n'est pas un art du confort. Il a pour raison d'être d'interroger la nature humaine, et des événements de la nature de la St Bartélémy et des régicides, interrogent sur la violence, en effet. De cette mise en scène que chacun a le droit d'apprécier ou non, nous ne déflorerons rien.. Sauf la beauté visuelle frappante de plusieurs tableaux remarquablement éclairés, l'énergie volcanique du jeu des acteurs et une couleur, le rouge du sang. Le sang véritable "élément" (au sens eau terre feu). Le sang, cette humeur rouge comme on le désignait au 16e siècle dans la compréhension du corps humain, humeur qui gagne progressivement du terrain sur le plateau et sur les corps. Il y a des moments dont la beauté, violente ou non, amène à réfléchir sur l'âme humaine comme sur l'histoire de ce pays. A l'inverse de tous ceux qui ne retiennent que polémique et bienséance, je préfère retenir cette beauté-là et les quelques mots échangés avec le metteur en scène, un peu sidéré de ces pudeurs politiques au 21e siècle, à l'entracte : "si on m'interdit ça, j'arrête de faire de l'art..." Non, Monsieur Brethome, n’arrêtez pas. Margot, c'est jusqu'au 22: Allez-y! Et, comme ces jeunes dont les établissements scolaires effrayés ont annulé leur visite mais qui sont venus par leurs propres moyens, bravez l'ordre moral que certains élus de petite dimension voudraient instaurer dans notre ville.

mardi 10 octobre 2017

Dynamisme????

Clamart, ville dynamique... Why not? Le maire se vante dans le dernier Clamart Intox' d'un dynamisme reconnu. Clamart serait d'après un classement tout à fait non officiel (réalisé par le Figaro dont la neutralité idéologique est reconnue de tous ...) la 22e ville la plus "dynamique" de France. Laissons croire à ceux qui l'affirment que Clamart est plus dynamique que Paris, Lyon ou Strasbourg si ça leur fait plaisir, mais revenons à la réalité svp...
Si le dynamisme c'est mettre presqu'un employé communal sur 10 au rencart, oui Clamart est dynamique! Si le dynamisme c'est vendre au plus offrant de vastes terrains publics faute de projets d'urbanisme propre, oui Clamart est dynamique! cf place de la Gare, ancienne Piscine...
Si le dynamisme c'est étouffer des assos existantes pour en créer des nouvelles, paramunicipales (cf la toute nouvelle asso de parents d'élèves "républicains"...), alors oui Clamart est dynamique... En couv' de cette opération de propagande qu'est le bulletin de mi-mandat, le dynamisme de Clamart c'est un dynamisme hérité, dont l'actuelle municipalité ne peut en aucun cas se prévaloir : le Tramway! Quant aux manifestations "dynamiques" de Clamart elles sont plus anciennes que la municipalité actuelle : le festival de Jazz (6e édition), le festival des arts de la rue des Petits Pois (transformation d'une fête communale en un événement majeur des arts de la rue), le concert gratuit (dont la programmation de plus en plus rétrograde ne justifie guère le qualificatif de dynamique...) sont toutes des créations des mandats antérieurs...
Au-delà du dynamisme autoproclamé, ou revendiqué, la mairie devrait s'inspirer du mouvement des slow-cities dont l'ambition est le bien vivre des habitants, dans le cadre d'une charte de durabilité, d'équité, de participation.
Si l'association ne concerne que les villes de moins de 50 000 habitants, les principes peuvent quant à eux être appliqués à tous les formats. Et c'est bien de cela dont il s'agit à Clamart : au lieu d'ambitionner d'attirer sans cesse plus d'habitants et de se densifier à une vitesse inquiétante, au lieu de programmer des investissements colossaux en équipements démesurés (cf Hunebelle), ne peut on faire place à une autre vision? Une vision où l'agriculture urbaine, les circulations douces et la participation des habitants aux décisions qui les concernent auraient enfin toute leur place?
L'exemple de Saillans dans la Drôme est aussi un exemple pertinent d'autre manière de gérer la ville.
Pour nous c'est cela le mode de gestion que nous espérons, y-compris à l'échelle des métropoles. Difficile? Certainement! Donc, ambitieux!

samedi 7 octobre 2017

Réunion loi travail

Contre la loi travail, pour en débattre, réunion publique le 11/10 à 19h30, maison des assos.

mardi 3 octobre 2017

Vus !

Lors du vide grenier du quartier centre, alors que la grisaille n'avait pas réussi à empêcher les distributeurs du journal Un Jour à Clamart (UJAC) de proposer aimablement leur dernière livraison au public, des membres du Comité des fêtes s'en sont pris violemment à eux : Les insultes proférées avaient pour but de les dissuader voire de leur interdire de distribuer leur journal à qui le veut bien... Nous noterons le calme avec lequel ces personnes ont réagi, placides et sûres de leur droit. En effet, nul arrêté municipal ne prévoit lors de cette manifestation que les droits à la liberté d'expression soient momentanément empêchés! Ce serait d'ailleurs un abus caractérisé de pouvoir! De ce fait, aucune restriction à la distribution de journaux ne peut être faite, encore moins une interdiction décrétée par des personnes privées... C'est en tous cas l'avis des policiers que les membres du Comité des fêtes ont cru bon de déranger à cet effet. Une discussion toute cordiale entre les membres d'UJAC et la police nationale a permis de constater que rien n'empêchait les distributeurs de faire leur office, tant qu'ils ne troublaient pas l'ordre public, ce que manifestement ils ne font pas en tendant à qui le souhaite un journal gratuit. La police nationale lourdement armée comme il se doit en ces temps troublés a d'autres chats à fouetter que d'empêcher ces pacifiques distributeurs qui œuvrent à visage découvert pour ce qu'ils estiment être le bien public : à savoir diffuser une information autre que celle contenue dans le bulletin municipal, parole officielle de la mairie de Clamart... Qu'un hommage sincère soit ici rendu à ceux qui œuvrent à la sécurité publique dans le respect des droits de chacun. Que trouve-t-on d'ailleurs dans Un Jour à Clamart, dont le 9e numéro (déjà!) vient de paraître?
On cherchera en vain dans Un Jour à Clamart la moindre trace de rumeur : les informations y sont factuelles et vérifiées. On n'y trouvera aucune insulte ou diffamation, tant le respect de la loi républicaine habite les auteurs de ce journal et tant leur souci principal est de créer un débat démocratique dans la cité. On y trouvera bien sûr des opinions et des propos grinçants ou moqueurs, car Le Canard enchaîné inspire parfois les auteurs, semble-t-il. On y trouve un jeu et un article d'histoire locale. Il n' y a pas de quoi fouetter un chat et s'en prendre à UJAC c'est en quelque sorte reconnaître qu'il dérange. Qui pourrait-il déranger? On s'en doute, mais on parie sur l'intelligence du lecteur!

samedi 30 septembre 2017

APPEL PUBLIC : Clamart s’honorerait de célébrer la mémoire de Paulette Nardal et de son « salon littéraire »au 7 rue Hébert

Octobre 1920, Paulette Nardal, une institutrice martiniquaise de 24 ans petite fille d’un esclave affranchi débarque à Paris de la Martinique pour faire des études d’anglais. Elle est la première femme noire inscrite à la Sorbonne. Pour des questions financières et de proximité, elle s’installe ensuite, près de la gare de Clamart au 7 rue Hébert. Elle s’investit facilement dans la vie intellectuelle et culturelle mais aussi dans la déferlante de la musique des noirs américains. Rapidement, le dimanche après-midi elle réunit chez elle, d’autres étudiants antillais autour d‘un piano d’une chorale improvisée de blues et spirituals, et de discussions sur l’actualité, les problèmes coloniaux, le sort des gens de couleurs.
Puis vers 1928, avec son insertion dans le métier de journaliste bilingue, le groupe va être rejoint par des intellectuels noirs anglophones et de toute la francophonie, présents alors à Paris. En 1931, elle fonde « La Revue du Monde Noir » où écrivent la plupart des participants du salon. C’est la première revue noire qui défend la spécificité de l’apport des cultures noires à l’Humanité, différentes mais égales. Elle apporte ainsi un cinglant démenti à l’idéologie qui justifiait la colonisation ou l’esclavage par l’arriération du « nègre ». Revue éphémère de 6 N°, elle donne cependant l’impulsion aux suivantes, celles de Senghor et de Césaire. P. Nardal est considérée aujourd’hui comme une initiatrice du mouvement de la négritude
A Clamart, son passage et l’existence de son salon semblent être passés inaperçus. Le grand public Clamartois n’a découvert le nom et le visage de Paulette Nardal que lors de l’exposition « Clamart en personne » en septembre 2016. En Martinique, où elle est revenue vivre définitivement en 40, son action se tourna vers l’amélioration de la condition des martiniquaises. Elle crée, en 1945, le Rassemblement Féminin, pour inciter les femmes à prendre leur avenir en main, à se servir du droit de vote. Plus tard, elle lance une nouvelle revue « La femme dans la cité ». Elle se bat pour la construction de crèches en Martinique, cherche des moyens d’aider financièrement les filles-mères. Dans le même temps elle continue la défense de la culture populaire noire. Elle fonde une chorale « la joie de chanter », toujours active

A ce jour, dans les Antilles comme en Métropole, la volonté d’un groupe de Clamartois d’honorer sa mémoire commence à se répandre. Un hebdomadaire martiniquais, Le Progressiste a publié un texte qui avait circulé, en mai, dans notre ville1. La nièce de Paulette Nardal, la cantatrice Christiane Eda Pierre et d’autres personnalités seraient prêtes à soutenir publiquement une action clamartoise en faveur de la pause d’une plaque au 7rue Hébert en mémoire de Paulette Nardal et de son Salon.

C.O.

vendredi 21 avril 2017

Une sale manie

Le Maire de Clamart nous a encore écrit pour nous dire quoi voter! Cela devient une sale manie! Après nous avoir indiqué pourquoi voter Fillon à la primaire de droite, ce qui ne nous regardait pas, il se permet avec ses 3 collègues du coin (ah... on est bien entouré!)de nous dire pourquoi il faut voter Fillon au Premier tour de la Présidentielle... Quel toupet! Faut-il que j'énonce toutes les raisons pour lesquelles il ne FAUT PAS voter Fillon?
- Préserver la Sécu!
- Préserver l'Ecole et les services publics en général!
- Préserver la laïcité que le futur gouvernement UMP (LR je connais pas) - Sens Commun va mettre à mal!
- Préserver le droit au travail des femmes ! (pas au travail fictif)
- Parce que Fillon trouve que Sarko était modéré....
- Parce qu'emplois fictifs, costumes, népotisme et compagnie STOP!
Et j'en passe...
Mais le plus important n'est pas là! Les citoyens sont des adultes matures qui n'ont pas besoin que l'on s'occupe d'eux M. Berger, ce ne sont pas les moutons que vous souhaiteriez. Grands et responsables, nous savons nous faire nos propres opinions! Cela est un grand mépris pour nous que de nous dire quoi faire. On n'est plus à l'époque que vous jugeriez certainement bénie, de Tocqueville emmenant voter ses paysans en 1848! (Cherchez dans vos livres d'histoire de quoi je parle!)
Bref, nul besoin de vos lettres dispendieuses!