A l'occasion de la réunion de quartier du Centre, M. Berger a rappelé son attachement au Monoprix qu'il souhaite voir s'installer au centre Desprez. Rappelons notre opposition à ce projet, opposition qui tient en plusieurs arguments :
1/sur le lien entre un projet commercial et une élection politique. Quels intérêts ont des candidats à mettre dans un programme la venue de telle ou telle enseigne dans une commune? On est bien en droit de se le demander et on nage ici en pleine confusion des genres.
2/ sur l'idée même d'une telle enseigne en lieu et place d'une enseigne discount à l'origine (ED, puis Dia). On sent bien qu'il s'agit de changer de clientèle et d'attirer une clientèle plus huppée. Question de prestige?
3/ sur l'idée même d'un tel concept de magasin en centre-ville; Clamart a la chance de posséder encore (pour combien de temps?)un tissu commercial relativement varié pour une ville de banlieue. Des magasins de vêtements dont certains très anciennement implantés; des commerce de bouche en assez grand nombre; des magasins de chaussures; des drogueries. La concurrence, pourtant redoutable, liée à la proximité de Paris, de Vélizy 2 et à un degré moindre de la Vache Noire, n'empêche pas ces magasins de survivre ou de prospérer et de faire de Clamart une ville où in fine on peut faire ses courses à tous les prix. Comme argument, M. Berger a utilisé, lors de cette réunion publique, l'idée de l'ouverture sur la pause méridienne. Oui, en effet, il sera plus facile pour une enseigne comme Monoprix d'imposer des plages d'ouvertures larges (et antisociales), ce que ne pourront pas nécessairement faire les concurrents de petite dimension. Le commerçant n'a-t-il pas le droit de manger tranquille, de se reposer le dimanche lui aussi? L'ouverture d'une telle enseigne tuerait à coup sûr nombre de commerces de proximité qui parviennent aujourd'hui, tant bien que mal, à faire de Clamart un lieu vivant et non une simple ville-dortoir.
C'est pourquoi l'implantation d'un Monoprix au centre de Clamart, face au marché du Trosy, serait un contre sens, en plus d'être une mesure socialement et politiquement rétrograde!
Mais puisque le maire le veut....
mardi 20 décembre 2016
jeudi 8 décembre 2016
Le commandant Duval, communard dont la mémoire est attachée à Clamart.
Le 25 novembre 1944, le conseil municipal donna le nom de "Commandant Duval" à une rue située dans le quartier Trivaux. Pour la plupart des Clamartois celui-ci est un parfait inconnu. C’est pourtant avec fierté et reconnaissance que nous saluons la mémoire d’Emile Victor Duval (1841-1871). Dès 1864, il fut un infatigable animateur du mouvement ouvrier parisien. Précurseur du syndicalisme, il créa des associations mutualistes. Fondeur, il organisa inlassablement sa branche professionnelle. Au début de l’année 1870, il anima, durant 4 mois, une grève des fondeurs qui se termina victorieusement. Parallèlement, il rejoignit le mouvement de Blanqui, ce républicain révolutionnaire qui, avant Marx, se réclama du communisme, puis en 1867, s’inscrivit à la première Internationale ouvrière. Meneur d’hommes, Duval participa activement au renversement de l’Empire et à l’instauration de la République, le 4 septembre 1870 et accéda à de hautes fonctions dans la Garde nationale. Il fut l’un des instigateurs, le 18 mars 1870 de la proclamation de la Commune où il exerça de hautes responsabilités militaires. Il fut nommé, le 3 avril, général. Le lendemain il dirige une des trois colonnes qui marchent contre Versailles. Encerclé entre Châtillon et Villacoublay, il est fait prisonnier. En dépit des promesses qui avaient été faites, le 4 avril 1871, il est fusillé sur place, au carrefour du Petit Bicêtre, actuellement rond point du Petit Clamart, contre le mur d’un horticulteur, en criant "Vive la Commune".
Emile Duval, général de la commune, brochure des » amis de la Commmune de Paris 1871Emile Victor Duval, dessin anonyme.
Du village à la ville, Clamart de 1840 à nos jours Alfed rastoul p 67
lire aussi une longue notice ici : http://www.gauchemip.org/spip.php?article8013
dimanche 6 novembre 2016
Infos locales
On nous demande de communiquer ça . On le fait bien volontiers!
et ça aussi!
Réunion publique, à propos des traités TAFTA et CETA, organisée par Attac.
et ça aussi!
Réunion publique, à propos des traités TAFTA et CETA, organisée par Attac.
vendredi 4 novembre 2016
Petite fleur
"Petite fleur" c'est le titre du plus célèbre morceau d'un grand jazzman, Sidney Bechet. Ce pourrait être aussi le résumé de la politique droitière de la municipalité actuelle de Clamart. Remplir des bacs à fleurs en béton, couper les arbres, bétonner la ville, exploser le sous-sol à coups de parkings et d'équipements souterrains. Cette fleur, la troisième, -Clamart ville super fleurie!- est bien à la hauteur de l'ambition du maire actuel : faire joli. Ah... le beau.... On a déjà beaucoup glosé là-dessus n'y revenons pas... Mais tout de même... Quid du contenu politique? Tout dans les apparences. Faire beau, faire joli, pour faire croire : faire croire à l'ancienneté (le style néo classique gerbos); faire croire à l'environnement (la troisième fleur); faire croire à la défense de l'intérêt général (les panneaux de propagande sur le stade); faire croire à la sécurité (caméras); faire croire à des lieux désaffectés (politique des palissades); et faire croire à ce que l'on gère la ville. On la gère en effet! Et l'habitant digère de moins en moins bien : hausse des tarifs municipaux, projets délirants (Gare, Hunebelle), absence de concertation (disparition des conseils de quartiers qui ne sont plus que des simples réunions d'informations...)... Dans tous les domaines, la communication propagandiste masque les vœux destructeurs d'un équilibre ancien entre urbanisation et esprit village... Triste résultat. Triste politique. Toute petite fleur.
des fleurs...
La mairie s'envoie des fleurs dans Clamart Intox, euh pardon, Clamart Infos. Tout heureux le maire s'enorgueillit de la promesse tenue d'une fleur supplémentaire sur le panneau d'entrée de la ville. Clamart ville fleurie! Mao disait à l'aube de la révolution culturelle triomphante "que 100 fleurs s'épanouissent..." On sait ce qu'il advint du printemps chinois... Ah au fait combien d'arbres abattus quartier Fleury ces derniers jours? C'est ringard! Pour poursuivre, la communication municipale essaie de justifier l'injustifiable tentative de fermeture de la PBR. Lisez donc plutôt le dernier numéro d'Un jour à Clamart pour mieux saisir l'affaire. Qu'on se le dise!
samedi 22 octobre 2016
Une forte personnalité ignorée par Clamart où elle vécut, PAULETTE NARDAL
C'est par un mail d'une journaliste de France Ô au service des archives de Clamart, demandant des renseignements sur le passé clamartois de Paulette Nardal, que cette martiniquaise petite fille d'esclave, sort enfin de son complet anonymat chez nous. Cela en dit long sur la capacité d'indifférence et d'étanchéité de la bonne société clamartoise pour toute personne étrangère dans les années 1920-1930.portrait de P. Nardal, auteur inconnu.
Pourtant, ce fut vraiment une personne remarquable.
En 1920, elle fut la première femme noire à s'inscrire à la Sorbonne où elle obtint une licence d'Anglais. On ne sait pas quand exactement elle s'installa à Clamart, près de la gare, 7 rue Hébert. Son appartement, qu'elle occupait avec certaines de ses 7 sœurs, devint très vite un salon de rencontre d'intellectuels noirs, tant francophones qu'anglophones. Elle créa La Revue du Monde Noir, une revue bilingue et tribune noire qui précéda et inspira le mouvement de la Négritude. Léopold Sedar Senghor y écrivit.
Puis, elle devint attachée parlementaire de députés français noirs. Ensuite, en lien avec la SDN, elle partit en Afrique contrer la propagande italienne contre le Négus. A son retour fin 1939, son bateau fut coulé par un sous-marin allemand. Elle resta invalide des 2 jambes toute sa vie. De retour dans son île, elle donna des cours d'anglais aux volontaires pour partir se battre à Londres et s'occupa d’un mouvement pour le vote féminin. Cette amoureuse de chants et de danses, qui fréquenta à Paris assidument "le bal nègre" donna des cours de chant et anima une chorale de chants militants noirs. Elle ne cessa de répéter cette formule qui devint si célèbre :"Black is Beautiful"
Pourquoi trouver très important de célébrer la présence dans le passé d'une telle personne dans notre cité? Parce que tant de clamartois issus d'autres contrées, d'autres cultures, ont enfin dans notre ville, le droit de voir élever au niveau de célébrités clamartoises, un visage dans lequel ils peuvent s'identifier. C'est la tâche des amoureux de l'histoire de notre ville de faire qu'elle ne soit que la première. Car combien de personnes des deux sexes qui sont restées dans l'anonymat ont vécu ou sont passées dans notre ville mériteraient d'être mises en valeur: artistes, militants, suffragettes, syndicalistes, animateurs associatifs, élus qui n'ont eu que le tort d'être à leur époque, en marge ou opposants?
vendredi 21 octobre 2016
Souriez...
... Vous êtes filmés. Ça y est! La pierre angulaire du programme sécuritaire municipal est en place. La boule blanche qui orne ce lampadaire?Une caméra de vidéo surveillance de la voie publique qui ne va pas empêcher le délit de se produire, l'infraction de se commettre, mais va la filmer... On sait très bien que la sécurité n'augmente guère avec des caméras. Mais les impôts par contre... Le coût de ce dispositif est à corréler au moins disant des autres services publics dans la ville (notamment scolaires, culturels et sociaux...). Au fait, des textes réglementaires encadrent ce dispositif. Il faut une information claire sur les lieux concernés. Inutile de préciser qu'ici ce n'est guère le cas et que la municipalité est en infraction à ce sujet, si tant est que la caméra filme... Les textes règlementaires sont régulièrement rappelés par la CNIL. En voici les références :
Le code de la sécurité intérieure :
Articles L223-1 et suivants (lutte contre le terrorisme)
Articles L251-1 et suivants
La loi n°78-17 du 6 janvier 1978 modifiée relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés
Le code civil :Article 9 (protection de la vie privée).
et un lien intéressant : https://www.cnil.fr/sites/default/files/typo/document/CNIL_Video_voie_publique.pdf
Le code de la sécurité intérieure :
Articles L223-1 et suivants (lutte contre le terrorisme)
Articles L251-1 et suivants
La loi n°78-17 du 6 janvier 1978 modifiée relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés
Le code civil :Article 9 (protection de la vie privée).
et un lien intéressant : https://www.cnil.fr/sites/default/files/typo/document/CNIL_Video_voie_publique.pdf
Inscription à :
Articles (Atom)




