samedi 6 février 2016

Inventer la ville

A l'heure où Berger fait croire qu'il n'y a qu'une manière de concevoir la ville de demain, avec une architecture passéiste, des commerces standardisés et des fontaines ridicules, il faut montrer qu'au contraire des solutions urbaines durables existent. Le concours sur le Paris de demain propose des projets à forte coloration écolo mais aussi, disons-le, à fort coût car recherchant l'innovation, le spectaculaire etc. Je pense en particulier au projet "1000 arbres" dont le coût estimé est de 167 millions... L'enjeu c'est aussi de concevoir des projets associant les habitants, à coût raisonnable et permettant de penser la ville comme un territoire ouvert et cohérent. Des idées? 1/ Depuis longtemps, je milite pour une centralité verte sur le pôle Hunebelle - Piscine - Plaine. Ce triangle entre le centre, le jardin parisien et la Plaine est aujourd'hui une fracture. A cause de la ligne HT, à cause de l'avenue Trébignaud (2x2 voies) et en raison de la forêt. La création de la piscine, son lien naturel avec le conservatoire, la rénovation du pôle sportif de la plaine et celle du pôle Hunebelle (salle des fêtes, maison des sports, stade, gymnase, tennis) doivent pouvoir être les bases d'une véritable centralité des loisirs et des événements festifs et sportifs, dans un cadre vert. Au lieu de vouloir y amener des voitures avec un parking souterrain et un bowling, il serait plus pertinent, à mon sens, de concevoir un vrai réseau de circulation douce : Le tramway T10 peut en être un élément important, mais pas seulement. Il faut créer ou aménager sur l'existant un cheminement forestier de meilleure qualité, piétonnier et cyclable. L'escalier défoncé qui fait office de chemin actuellement entre le conservatoire et le jardin parisien n'est que trop peu praticable. Il faut forcer EDF à participer à l’enfouissement de la ligne HT, non pas pour valoriser en promotion immobilière des terrains hypothétiques, mais pour valoriser, au contraire, la forêt! Du stade Hunebelle au stade de la Plaine également, le cheminement peut être de meilleure qualité! Le cheminement forestier "Maison des Associations - Piscine" peut être lui aussi amélioré. Cela implique des accords avec l'office des forêts : est-ce réellement impossible? Pas plus que de vouloir investir 20 millions publics dans le seul enfouissement de la ligne! Dans ce cadre vert, la mise en réseau de lieux qui génèrent une vie sociale importante et régulière, peut être l'élément qui permettra d'unifier Clamart. La construction du tramway doit être aussi le point de départ pour repenser l'axe Trébignaud. Cette importante voie de circulation n'est dense qu'à certains moments clés de la journée. Aujourd'hui, en pleine journée il n'est pas rare de voir certains automobilistes faire comme s'ils étaient sur 700 mètres d'autoroute! Cette traversée forestière est par contre un parcours sportif emprunté par de nombreux cyclistes et piétons. Le seul feu et passage piéton de l'axe ne peut prétendre réguler ce trafic. La traversée de Trébignaud doit donc être repensée en plusieurs points : en bas, où c'est dangereux et épuisant pour un piéton ou un cycliste de se risquer à traverser. Au centre, avec pourquoi pas un souterrain ou une passerelle. En haut où le feu du carrefour est lointain. Il faut une traversée au niveau de l'entrée du stade de la Plaine en lien avec le cheminement vers le parc forestier et la piscine.
2/ Clamart comme les communes voisines regorge de sentiers qui font son charme. Ces sentiers doivent être protégés et valorisés. Le cheminement y est particulièrement agréable. Il faut qu'ils le demeurent et que les abords conservent l'esprit de ces quartiers. La création d'un parcours de petite randonnée en lien avec les communes avoisinantes, permettrait de faire emprunter au quotidien ces sentiers à des piétons et ds cyclistes, en sécurité à l'écart des gros axes de circulation. 3/ Les parcelles en friche (à côté de la maison des assos, près du réservoir, par exemple...) doivent être le support de jardins éducatifs ou partagés, pour l'essor (le retour en réalité) d'une agriculture urbaine à dimension humaine. Ces projets peu coûteux seraient la mise en place de cœurs verts à Clamart autour desquels la ville pourrait s'épanouir et respirer.

mardi 2 février 2016

STOP!

Mais bordel, est-ce que la gauche clamartoise a pas autre chose à foutre que de régler ses comptes, près de deux ans après les Municipales????? Ras le bol du "c'est pas nous c'est l'autre qui nous a fait perdre!!!!! Que le PS ne pense qu'à casser du sucre sur le dos de Clamart Citoyenne dans une tribune Municipale mensuelle où les mots sont comptés, quelle connerie! J'invite les femmes et hommes qui se disent de gauche à l'être réellement et à se préoccuper non pas des strapontins sous honorifiques qu'apporte la politique, mais des aspirations populaires dans un monde qui va mal! J'invite tous les militants, responsables, mouvements à se concentrer sur la lutte contre une droite municipale ventrue qui s'en met plein la panse, sournoise dans ses pratiques et dangereuse sur le fond. Chier, Merde!

Monoprix, monomanie?

Je lis dans la tribune de la majorité du n°146 de Clamart Infos que, contrairement à certaines rumeurs, le projet Monoprix avance... C'est bien ce qu'on lui reproche! Tout d'abord, est-ce un projet politique, c'est à dire public, que de remplacer un "Carrefour" par un "Monoprix"??? Ça change quoi pour la ville, M. Le Maire? Ce changement d'enseigne va changer les prix, certes, et ce différentiel n'est neutre que pour ceux qui ne connaissent pas la crise... Ne pouvait-on rénover Desprez avec les commerçants actuels? "Ben non M'sieur ça coute trop cher". Ils doivent êtres ravis nos commerçants présents pour certains depuis des années et des années... Circulez! On casse et on remplace. Ce changement d'enseigne est bien révélateur de la politique sociale menée par la nouvelle municipalité... En centre-ville, le commerce "petit bourgeois, "huppé",... "Lidl" et "Carrouf" au rancart! Minables intentions pour de minables ambitions. Si une politique économique municipale c'est cela... Ce programme politique, qui promet par avance des enseignes (privées), des loisirs (bowling Hunebelle...) (privés), des parkings souterrains (privés? Tu paries?!)c'est pas de la politique c'est du commerce. Mais certains intérêts (privés) s'y retrouvent... Par contre les tarifs PUBLICS, eux, explosent. Au fait une rumeur circule... Le maire n'a pas renoncé à son projet fou de faire un parking souterrain sous Hunebelle, avec une piste d'athlé' en intérieur pour éviter que n'importe qui n'y fasse son jogging sans avoir montré patte blanche et son bowling pour jeunes richards désœuvrés. Mais on va pas laisser faire ça sans réagir...

samedi 30 janvier 2016

Autrement...

"Faire de la politique autrement"... Cette phrase, cette ambition, ce programme est devenu une antienne, une tarte à la crème, que chacun refourgue à sa sauce, mettant derrière les mots, la réalité qui lui plaît. Les professionnels de la politique, l'ensemble des partis politiques (tous sans exception aucune) se sont emparés de cette formule étendard pour résumer en 5 mots la prétendue volonté des Français, à l'aune des résultats électoraux récents qui régulièrement déçoivent l'ensemble des partis (TOUS SANS EXCEPTION, quoiqu'ils en disent...). La question centrale est évidemment ce que l'on entend par "politique" (mais ce n'est pas le plus compliqué : la vie de la cité), mais surtout par "faire autrement". "Autrement" : que quoi? Quelles pratiques sont à changer, quelles pratiques sont à inventer? Quels liens entre pratiques et idées? La question du "faire"n'est pas un détail. Qu'est-ce que faire, qu'est-ce qu'agir? Et comment? "Faire de la politique autrement", autrement dit, ce n'est pas simplement récuser des pratiques insatisfaisantes, changer des hommes insuffisants et-ou incompétents, modifier des slogans révolus. Cette phrase ne porte pas en elle-même des vertus magiques, de même que le mot "réforme" n'est pas en lui-même un terme positif, comme son utilisation dans le langage essaie de nous le faire croire... Je ne sais pas nécessairement quelles pratiques doivent changer : la corruption endémique, l'assujettissement aux ambitions personnelles, la soumission à l'immédiat, l'abrutissement médiatique? Oui bien sûr, tout cela doit changer, doit cesser... Mais encore? Le cumul des mandats, la professionnalisation, le vote blanc, le rôle des initiatives citoyennes hors l'élection? autant de vrais sujets de débats. Une chose ne changera pas : la politique reste in fine un rapport de force. Et un combat pour des idées. Et faire de la politique c'est nécessairement agir, sachant qu'on ne fait pas tout bien, qu'on n'est pas dans l'idée mais la pratique, la mise en œuvre. Et qu'il y a ici nécessité de tenir compte du réel, du compromis, de freins existants, qui sont sociaux, légaux, politiques, etc! Qu'il est impossible de vouloir juste faire de la politique "autrement" sans chercher des moyens d'action qui permettent de remporter le rapport de force. A quel prix? En tous cas, ne rien faire au prétexte que c'est se compromettre, que c'est sale, ne rien dire au prétexte que c'est conflictuel, ne plus agir au prétexte qu'on a perdu les élections, ne rien vouloir affirmer au prétexte que ce sera interprété et peut-être mal interprété, ce n'est pas "faire de la politique autrement". C'est ne pas faire de politique. A Clamart, on sait que le maire ne fait pas de la politique "autrement" s'il s'agissait de rénover les pratiques sexistes et antidémocratiques, cumulardes et proche des conflits d'intérêts... Le champion sous l'ère Kaltenbach de la critique du cumul est déjà un cumulard : maire, conseiller territorial, président du nouveau territoire d'agglo... Il organise aussi le cumul des mandats et délégations de certains très proches adjoints. Merci patron! Son article post électoral récent attaquant Delphine Krust, au fallacieux motif qu'elle se dissimulerait sous son "nom de jeune fille" révèle le sexisme organique de cette famille politique où la femme a un rang, un devoir(?) par rapport à son mari. La concertation affichée et proclamée n'est qu'un paravent dans toutes les décisions qui sont prises par le seul maire sous l'égide d'une idéologie où les promoteurs sont rois et maîtres du jeu. Les décisions sont-elles prises, seulement, à Clamart? Quid de l'intérêt général? Dans ce PLU auquel on a convié prioritairement les notaires et les agents immobiliers, les constructeurs et les marchands de pierre et non les citoyens et leurs représentants ou associations... Non, décidément, M. Berger ne fait pas autrement que Santini, Pemezec et Pasqua ses mentors assumés. La politique municipale à Clamart est bel et bien celle d'un âge que l'on voudrait révolu : esprit du RPR es-tu là? Sors de ce corps!

vendredi 29 janvier 2016

PLU : Attention danger!

L'association Vivre à Clamart a travaillé en détails sur le PLU et ce qu'elle en retire est inquiétant pour notre ville comme le sont les projets de promotion immobilière nombreux qui vont transformer Clamart ville verte en une sorte d'Issy les Moulineaux... Pour le plus grand plaisir des promoteurs! Voir sur le site de Vivre à Clamart et se procurer leur bulletin n°10.

samedi 23 janvier 2016

mardi 19 janvier 2016

Réactionnaire.

le PLU qui va être adopté à Clamart va remettre en question de nombreux éléments architecturaux et urbanistiques. La ville va être divisée en 20 secteurs (12 auparavant). La sanctuarisation annoncée des quartiers pavillonnaires va s'accompagner de règles absurdes, fixistes, voire passéistes, qui vont stupidement figer la ville, et empêcher la construction de la mixité sociale, là où elle n'existe pas. Préserver une densité modérée ce n'est pas imposer un immobilisme sectaire. C'est une question de volonté politique et c'est compatible avec la modernité. En gros, ce qu'on nous prépare : interdiction dans ces zones pavillonnaires des toits terrasses et partant, des toits végétalisés. Charte de coloris, d'aspects, excessivement restrictives. On ne veut voir qu'un seul modèle.
Berger fait partie de ce groupe des "maires reconstructeurs" qui voient dans le Haussmann passé à la moulinette Disney, la pierre angulaire de toute architecture d'aujourd'hui. Le concept, par lui avancé dans son programme électoral, de "matériau noble", entendez par-là, la pierre de taille, avait, pensait-on, volé en éclat avec la révolution industrielle et les travaux d'Eiffel au XIXème, de Le Corbusier dans les années Trente-Cinquante et de nombreux autres architectes soucieux de voir le monde avec leur temps. Que nenni, revoilà l'idée absurde qu'il y a des matériaux nobles et des matériaux indignes. Alors quoi? Indigne la maison en paille dont l'épaisseur des murs et l'inertie thermique qu'elle génère, est telle, qu'un simple chauffage d'appoint dans non contrées est nécessaire? Indigne, le métal, qui permet d'affiner les silhouettes, de moduler et varier les formes, résistant de par sa souplesse aux épreuves sismiques? Indigne le bois, et les économies qu'il permet? Ces maires? Réactionnaires! La lamentable conception rétrograde, réactionnaire, de Berger et de ses amis est aussi au service d'amis promoteurs que M. Berger ne se cache pas de choyer. Pour eux, il faut bien, tout en affirmant refuser le bétonnage de la ville, créer ces zones périphériques où la densité du bâti et les hauteurs autorisées vont exploser. Loin des yeux, loin du centre. cette politique est donc aussi au service d'une vision ségrégationniste de l'urbain. La politique sociale qui découle de cette politique urbaine? Chacun chez soi! La ville réactionnaire. Pour imposer ses vues les simulacres de concertation sont organisés, à des horaires où il est impossible de se rendre pour les réunions publiques et où systématiquement toute critique est écartée. les conseils municipaux, où ces décisions sont entérinées? En journée, afin que nul ne puisse y assister. Les remarques des citoyens? Pas prises en compte. L'exemple de la place de la gare est à ce sujet révélateur. La politique suivie est ici en tous points d'une hypocrisie absolue. Comment faire pour qu'un lieu public très fréquenté soit déclaré abandonné.? Il suffit d'empêcher les citoyens de s'y rendre. Et voilà comment on roule dans la farine un enquêteur public, dont on peine à croire qu'il ne fut pas consentant pour s'y rouler... et voilà comment on peut déclasser un lieu public et le rendre privé. C'est ça faire de la politique transparente? Non, ça c'est user des vieilles ficelles apprises à l'école RPR-UMP, des Guillet (qui sévît, en son temps à Sèvres, à Meudon et désormais à Chaville); des Pasqua, dont le mentor de Berger, P. Pemezec a inauguré une place au Plessis; C'est la droite la plus réactionnaire. Architecturalement? Réac! Socialement? Réac! Politiquement ? Réac!