samedi 23 janvier 2016

mardi 19 janvier 2016

Réactionnaire.

le PLU qui va être adopté à Clamart va remettre en question de nombreux éléments architecturaux et urbanistiques. La ville va être divisée en 20 secteurs (12 auparavant). La sanctuarisation annoncée des quartiers pavillonnaires va s'accompagner de règles absurdes, fixistes, voire passéistes, qui vont stupidement figer la ville, et empêcher la construction de la mixité sociale, là où elle n'existe pas. Préserver une densité modérée ce n'est pas imposer un immobilisme sectaire. C'est une question de volonté politique et c'est compatible avec la modernité. En gros, ce qu'on nous prépare : interdiction dans ces zones pavillonnaires des toits terrasses et partant, des toits végétalisés. Charte de coloris, d'aspects, excessivement restrictives. On ne veut voir qu'un seul modèle.
Berger fait partie de ce groupe des "maires reconstructeurs" qui voient dans le Haussmann passé à la moulinette Disney, la pierre angulaire de toute architecture d'aujourd'hui. Le concept, par lui avancé dans son programme électoral, de "matériau noble", entendez par-là, la pierre de taille, avait, pensait-on, volé en éclat avec la révolution industrielle et les travaux d'Eiffel au XIXème, de Le Corbusier dans les années Trente-Cinquante et de nombreux autres architectes soucieux de voir le monde avec leur temps. Que nenni, revoilà l'idée absurde qu'il y a des matériaux nobles et des matériaux indignes. Alors quoi? Indigne la maison en paille dont l'épaisseur des murs et l'inertie thermique qu'elle génère, est telle, qu'un simple chauffage d'appoint dans non contrées est nécessaire? Indigne, le métal, qui permet d'affiner les silhouettes, de moduler et varier les formes, résistant de par sa souplesse aux épreuves sismiques? Indigne le bois, et les économies qu'il permet? Ces maires? Réactionnaires! La lamentable conception rétrograde, réactionnaire, de Berger et de ses amis est aussi au service d'amis promoteurs que M. Berger ne se cache pas de choyer. Pour eux, il faut bien, tout en affirmant refuser le bétonnage de la ville, créer ces zones périphériques où la densité du bâti et les hauteurs autorisées vont exploser. Loin des yeux, loin du centre. cette politique est donc aussi au service d'une vision ségrégationniste de l'urbain. La politique sociale qui découle de cette politique urbaine? Chacun chez soi! La ville réactionnaire. Pour imposer ses vues les simulacres de concertation sont organisés, à des horaires où il est impossible de se rendre pour les réunions publiques et où systématiquement toute critique est écartée. les conseils municipaux, où ces décisions sont entérinées? En journée, afin que nul ne puisse y assister. Les remarques des citoyens? Pas prises en compte. L'exemple de la place de la gare est à ce sujet révélateur. La politique suivie est ici en tous points d'une hypocrisie absolue. Comment faire pour qu'un lieu public très fréquenté soit déclaré abandonné.? Il suffit d'empêcher les citoyens de s'y rendre. Et voilà comment on roule dans la farine un enquêteur public, dont on peine à croire qu'il ne fut pas consentant pour s'y rouler... et voilà comment on peut déclasser un lieu public et le rendre privé. C'est ça faire de la politique transparente? Non, ça c'est user des vieilles ficelles apprises à l'école RPR-UMP, des Guillet (qui sévît, en son temps à Sèvres, à Meudon et désormais à Chaville); des Pasqua, dont le mentor de Berger, P. Pemezec a inauguré une place au Plessis; C'est la droite la plus réactionnaire. Architecturalement? Réac! Socialement? Réac! Politiquement ? Réac!

Derrière la palissade (3)

Foin de littérature, fi du suspense, feu! Ce matin, 19 janvier : ouverture de la palissade pour laisser passer un poids lourds très lourd... La voici donc, cette place laissée à l'abandon, dont la désaffection a été sciemment organisée avec la complicité, osons le dire, d'un commissaire enquêteur bien peu regardant sur les conditions de cette désaffection. Honte à la droite d'utiliser des prétextes pour organiser la vente d'un bien public. Osons dire aussi que les images qui tapissent les palissades entourant cet espace, posées avant le choix des projets et leur soi-disant sélection, ressemblent terriblement au projet choisi et au matériel de campagne électorale de l'élection municipale dernière... Cette vente a été organisée de longue date par l'ami des promoteurs. Le PLU en préparation concrétisera cette amitié.
Voilà donc ce qu'il y a derrière la palissade : Rien. Rien que l'ancienne voie à l'abandon, rien que la ville telle que Berger n'en veut pas. Circulez. Y a rien à voir!

samedi 16 janvier 2016

verdict de Bobigny : attention danger!

Le verdict de Bobigny est rendu. Le policier qui a abattu un braqueur en cavale d'une balle dans le dos est acquitté. Les jurés ont estimé qu'il avait agi par légitime défense. Je ne suis pas dans la peau d'un flic, ni dans celle d'un braqueur et n'ai jamais eu à juger en tant que juré d'Assises. Cela ne m'interdit pas d'avoir une opinion. Et elle est la suivante : ce verdict est dangereux. Revenons aux faits : l'enquête a prouvé que lors de l'interpellation qui a mal tourné, le policier a atteint le fuyard d'une balle dans le dos. L'enquête a également prouvé que le collègue de l'accusé à sciemment menti pour couvrir ce dernier. Les relevés balistiques sont contradictoires avec les propos des policiers. Tout tend à montrer que l'accusé a certainement perdu le contrôle de lui-même et a mal apprécié la situation. En tous cas, il est établi et le jury l'a confirmé qu'il y a "violences volontaires ayant entrainé la mort". L'accusé est donc coupable et reconnu comme tel. La sentence d'acquittement est rendue néanmoins. L'absence de condamnation dans le cas présent est dangereuse : elle ne peut qu'inciter les policiers à tirer et à mentir ou à maquiller les faits. Dans le climat actuel où le gouvernement souhaite faciliter l'usage ds armes par les forces de l'ordre, on peut craindre le pire. Socialement et politiquement, cette mesure est dangereuse. Comment ne pas voir, qu'à nouveau, des citoyens français vont se sentir, à tort ou à raison, victimes de deux poids-deux mesures? Il faut que le parquet qui avait des réquisitions très sévères, fasse appel de cette décision. J'ose espérer qu'il le fera pour montrer que l'état impartial est cohérent avec lui-même;, avec l'état de droit tout simplement. Condamner ce n'est pas nécessairement tuer socialement quelqu'un : on peut même condamner et prononcer la non application de la peine. Mais la condamnation dans cette affaire est nécessaire : moralement pour les victimes, la famille du défunt; pour le coupable qui doit pouvoir aussi voir ses erreurs et construire un autre comportement professionnel. Socialement pour qu'enfin de tous quartiers, de toute condition, de toute origine, l'on puisse se sentir intégré dans une république qui se veut indivisible... Tous, au même titre. Politiquement, car enfin, en ce moment,la ligne gouvernementale c'est plutôt "Marine le veut, Sarko en rêve, Hollande le fait" que "moi Président..."! S'il reste un peu de conscience populaire chez ces gens-là, que l'appel soit prompt!

vendredi 15 janvier 2016

derrière la palissade (2)

Cette palissade m'intriguait. Deux jours avant, pour prendre le train de 7h43, j'étais passé au même endroit. De cette ville dont je ne connaissais pas grand chose, cette place de la gare était mon seul repère. "L'arrivée" où je prenais mon café du matin faisait face au "Départ", d'où je sirotais mon demi du soir. juste un clin d’œil ironique pour moi-même, stupide humour potache dont j'étais le seul destinataire... Entre les deux, trois places de stationnement, quelques vélos rangés, toujours les mêmes tous les matins, et trois beaux arbres. Écrin de verdure au milieu de la ville, ils me faisaient mes départs et mes retours plus beaux, et j'attendais impatiemment de les admirer au printemps et à l'automne qui allaient suivre. Je les imaginais, ces arbres dénudés, dans la jeunesse verte de leur printemps , dans leur magnificence automnale, plein d'espoir, d'illusions, qui sait? Ces arbres seraient-ils aussi beaux que je l'espérais... Je ne le saurais jamais. Cette palissade avaient remplacé mes trois compagnons "arbresques"... J'enrageai; certes le crime était dérisoire. Mais c'est souvent ainsi... Ce qui touche l'un, ne touche pas nécessairement l'autre. Moi je pleurais presque... Déjà 12 Charlies étaient tombés la semaine précédente. Cela faisait beaucoup. Je pris sur moi. J'attendrai d'en savoir plus. Je me ferais certainement à cette palissade... Il eût été facile d'aller voir derrière. Je ne le fis pas. j'attendais. On allait bien découvrir, un jour, ce qu'elle dissimulait... Quel trou profond? Quel trésor caché? Quel crime obscur? J'attendais. ( à suivre)

mardi 12 janvier 2016

garde barrière...

Un camarade, nommons-le P, me faisait remarquer la semaine passée à quel point la municipalité semblait obsédée par l'installation de barrières à tout bout de champs. Je me disais en moi-même que, décidément, son obstination à lutter contre la droite dure prenait des tours alambiqués! Mais non! Ouvrant les yeux je me promène 5 mn en centre ville et là que vois-je? Des barrières en veux-tu en voilà à ne plus savoir où en mettre. Passe! Si ces barrières sont la conséquence de Vigipirate, que dire dessus? Mais renon! Ces barrières semblent être vouées à protéger l'inutile! Jouons donc au jeu "la barrière la plus con".
Ici la barrière empêche le piéton d'accéder au trottoir. Priorité au panneau publicitaire! Une voie piétonne c'est fait pour marcher dessus, non mais! Même quand elle ne l'est plus (piétonne)...!
Ces barrièrres devant l'école de la mairie, sont liées au plan vigipirate. Soit. Elles n'empêchent personne d'entrer mais empêchent le chaland de s'informer; On savait que la communication municipale était verrouillée et, depuis un certain épisode récent,que s'approcher trop près des affiches méritaient des coups; mais tout de même....
Celle-ci empêche le piéton d'accéder au passage clouté. Des fois qu'il voudrait traverser... Piéton clamartois, marche droit!
et celles-ci emprisonnent l'innocent sapin, des fois qu'il voudrait s'enfuir. Métaphore?