dimanche 8 novembre 2015
La gare...
La lettre ouverte de l'architecte JC Boussat publiée sur le site de Clamart citoyenne (lire ici) est un parfait résumé des idées qui nous conduisent à refuser nombre de projets de Berger. Non par dogmatisme quoiqu'il n'y ait , en soi, pas de mal à faire parfois preuve de dogmatisme en politique... Mais bel et bien parce que ces projets illustrent, par leur architecture, une conception paresseuse et figée de la ville. L'architecture ici est révélatrice d'une pensée réactionnaire. Au-delà du goût, que M. Boussat, qui connaît son sujet, convoque intelligemment, il s'agit de l'adéquation entre une société, un territoire, des besoins, des pratiques.
Cette lettre tombe à pic, au moment où le projet "place de la gare" est présenté au public, ce lundi 9 novembre, à 18 heures à la salle Hunebelle. A peine déclassée, c'est à dire sortie du domaine public, la place de la gare va être vendue. Les promoteurs présélectionnés vont donc présenter leur projet pour que le maire puisse faire son choix, car c'est bien de cela dont il s'agit. Déplorons que cette présentation soit faite avant même que les délais de recours soient clos. Car il faut que les promoteurs sachent que, recours, il y aura. De nombreux Clamartois s'opposent à ce projet (cf l'action du collectif gare) et entendent bien se battre pour se faire entendre, puisque l'enquête publique et les pseudos ateliers de concertation ne leur ont pas permis de le faire!
Déplorons l'horaire soigneusement choisi pour que le public ne puisse pas venir nombreux : les travailleurs du lundi ne seront pas revenus à la maison... Seuls les retraités, les inactifs, les très motivés pourront ainsi assister à l'opération de communication que ne manqueront pas de faire l'équipe municipale et les promoteurs.
Ce projet est néfaste à de nombreux points de vue, j'ai déjà évoqué pourquoi... (lire ici). La méthode et l'allure à laquelle il est mené illustrent bien à quel point les citoyens sont dépossédés de leurs droits, sur le simple et fallacieux argument qu'ils se sont, un jour, exprimés par un vote.
Nous invitons chacun à rester mobilisé, pour se battre. Sachez qu'il y a encore des recours possibles pour que la place de la gare reste un espace public, rendu, par le bon sens et le droit, à sa seule vocation : être une place de la gare ! Nous invitons donc les citoyens motivés à participer aux initiatives qui verront le jour!
lundi 7 septembre 2015
Manif : la suite...
Voici les termes du communiqué de presse des associations de parents d'élèves de Clamart.
"Les parents d’élèves de Clamart, souvent en famille, ont massivement manifesté dans les rues de la ville ce samedi 5 Septembre 2015, avec la présence de plus de 1200 personnes. Les parents ont protesté contre la hausse de 40% des tarifs périscolaires votée en Conseil Municipal le 9 juillet dernier, en pleines vacances scolaires.
Ce cortège a été massif, digne, calme, unitaire, bon enfant, coloré et composé de beaucoup de parents qui n’ont pas l’habitude de manifester et qui ne sont pas tous engagés dans l’une ou l’autre de nos associations de parents d’élèves. Selon les plus anciens clamartois, ce mouvement est « sans précédent sur Clamart », et témoigne d’un très grand mécontentement, populaire et apolitique.
A l’arrivée du cortège au Forum des Associations, Monsieur le maire de Clamart, Jean-Didier Berger, a rencontré les représentants de nos 3 associations. En réponse au mouvement, M. Berger, et plusieurs de ses adjoints, ont répondu avec un total mépris, affirmant en premier lieu que la manifestation avait rassemblé 350 personnes (sous-estimant même les chiffres de la police), que le mouvement était « politisé et manipulé » et que les parents ne défendaient que les quotients les plus élevés.
Le maire a également fermé la porte à toute remise en cause de la hausse de 40% décidée cet été sans aucune concertation. Il nous invite à rejoindre les groupes de travail qu’il compte mettre en place sur cette question dans les prochaines semaines.
Fortes de la mobilisation des parents, la FCPE, l’AAPE et la PEEP, exigent :
- Le gel de la hausse de 40% des tarifs périscolaires. Les trois associations demandent pour cela au maire de prendre une décision audacieuse en réunissant un Conseil Municipal exceptionnel afin d’annuler le vote du 9 juillet 2015
- L’ouverture immédiate de négociations sur les tarifs périscolaires dans la ville.
- Une écoute réelle et un réel respect de la part de l’équipe municipale pour les parents d’élèves et leurs représentants.
L’AAPE, la FCPE et la PEEP appellent à poursuivre la mobilisation engagée. Leurs porte-paroles respectifs se réuniront ensemble dans le courant de la semaine prochaine pour décider de nouvelles actions à l’échelle de la ville de Clamart, qu’ils soumettront aux choix des parents dans les écoles.
Dans l’immédiat, les trois associations invitent leurs représentants dans les établissements scolaires de Clamart, à se mobiliser localement et à mettre en œuvre les modalités d’actions qu’ils jugeront adéquates.
Fait à Clamart le 6 septembre 2015"
Plusieurs réflexions :
1/ Le maire manifeste son mépris habituel et renvoie à ses fameux "ateliers" qu'il convoque toujours, sans les écouter jamais, (cf pseudo concertation projet "Place de la gare")!
2/ "Défense du quotient le plus élevé" : Où M. Berger fait semblant de défendre les classes populaires... On rêve. Payer près de 8 euros un repas qui en vaut moitié moins c'est toujours un peu rageant et la hausse de 40% fait basculer d'un coup d'un seul un budget dans un déséquilibre imprévu tous les ménages concernés quel que soit leurs revenus et leur quotient... D'autre part, les tarifs NAP, rendent de fait un temps scolaire normalement gratuit, payant! La décision de réunir le temps périscolaire au vendredi était déjà lourde de sens.... Aujourd'hui l'exclusion est de plus en plus à l’œuvre.
3/ De nouvelles actions sont annoncées. Il faudra que ces actions aient un écho réel et permettent aux 1200 personnes mobilisées samedi de poursuivre la lutte.
dimanche 6 septembre 2015
Précisions et rectifications.
Nous nous sommes fait écho dans un billet précédent de violences commises contre un simple citoyen qui eût l'audace de s'opposer à un arrachage d'affiches par des sbires municipaux (lire ici). Dans cet article nous laissions entendre qu'il s'agissait d'agents de sécurité de la voie publique en civil (ASVP). Il n'en est rien et c'est important de le dire. Ce sont des employés municipaux, portant souvent paradoxalement et fort mal à propos un brassard jaune "sécurité", comme ce jour au concert de Fugain, qui ont commis ces faits. Donc des personnels n'ayant nulle qualité pour demander des papiers d'identité, et certainement pas mais, ça, ça vaut pour tout le monde, le droit de molester quiconque! Ayant eu connaissance du dépôt de plainte dont je ne révélerai pas la teneur, je peux juste confirmer que l'essentiel de l'article est fidèle à la narration du témoin et que plainte est bel et bien déposée.
L'article du Parisien de ce mardi évoque cette agression :
En début d’après-midi, K. attend sa fille devant l’école Jules-Ferry, où des affiches appelant au rassemblement ont été déployées. Deux hommes sont en train de les arracher. « Je suis allé leur dire qu’ils n’avaient pas le droit », raconte le père de famille, qui les prend en photo. Selon son récit, les hommes, habillés en civil, lui demandent alors de leur présenter ses papiers d’identité, ce qu’il refuse de faire. Un troisième arrive, et K. se retrouve plaqué contre un camion. Et explicitement menacé de mort, à la fois en paroles, et d’un geste mimant une arme sur sa tempe. Toujours selon le plaignant, son assaillant finit par s’emparer du téléphone et supprime les clichés, avant de le relâcher. Un proche lui assure avoir reconnu ses agresseurs, qui seraient des agents municipaux, dont deux membres de la police, Le parent s’est vu prescrire 3 jours d’ITT aux urgences de l’hôpital Percy.
Un proche lui assure avoir reconnu ses agresseurs, qui seraient des agents municipaux, dont deux membres de la police, Le parent s’est vu prescrire 3 jours d’ITT aux urgences de l’hôpital Percy.
Du côté de la municipalité, on récuse ces accusations. « La police municipale est exemplaire, appuie le maire (LR) Jean-Didier Berger. Le jour où elle ne le sera plus, je serai le premier à la sanctionner. »
Finalement se posent les questions suivantes par rapport à la réponse de Berger sur la police municipale. Si les gros bras qui font le coup de poing et portent brassard de sécurité aux manifestations publiques à Clamart ne sont pas des policiers, ce que l'on veut bien croire, qui sont-ils? pourquoi sont-ils recrutés? Quel est leur statut? De quel droit demandent-ils des papiers à un citoyen? Les médiateurs sociaux s'ils en sont, comme entendu depuis, ont-ils comme mission d'intimider les gens dans la rue?
Nous attendons des réponses précises!
samedi 5 septembre 2015
Proposons! (lol)
JD Berger, maire de Clamart, hélas, a répondu à la forte mobilisation de ce matin d'après Le Parisien de ce jour (édition du web). Je cite le journal qui cite le maire : «Je comprends le mécontentement des familles et suis ouvert au dialogue, insiste-t-il. Il peut y avoir d’autres solutions et j’attends leurs propositions. Mais il faudra qu’elles compensent la réduction des dotations de l’Etat. Nous passerons de 10M€ à 5M€ en 2017».
Il serait amusant d'analyser cette phrase risible en détail et de prendre le maire au mot. Donc faisons-le! Risible, M. Berger, car il sous entend en effet qu'un vote du Conseil Municipal pourrait être remis en cause à la suite d'une manif' pour changer une décision actée. C'est évidemment faux, il n'entend rien changer, mais ça ne coûte rien de le dire et d'ainsi faire croire qu'on écoute les concitoyens. Surtout pour le journal.
Il prétend ainsi agir non par idéologie, non par choix politique, mais sous la pression des événements ce qui est un aveu de faiblesse voire même d'incompétence... Il continue à renverser la responsabilité de cette hausse sur les choix gouvernementaux alors qu'il s'agit bel et bien de choix budgétaires locaux. S'il doit trouver 5 millions qu'il revende les terrains acquis pour 7 millions cette année par exemple!
La réalité, c'est que le premier magistrat de Clamart entend faire peser sur les familles et les personnes qui ont besoin des services publics, le financement de sa politique de privatisation du patrimoine et de densification urbaine.
Risible aussi, cette mise en demeure aux associations de parents d'élèves d'apporter des propositions de financement... Qui est élu? Qui a pour charge de gérer cette commune? Mais qu'à cela ne tienne ! Faisons donc nos propositions!
Proposition n°1 : Baisse de 115 % des indemnités accordées aux élus de la majorité en charge de délégation. Pourquoi 115% Parce que c'est la hausse que ces élus se sont grassement accordé lors du premier vrai conseil municipal de leur mandature...Surcoût pour la ville : env 300 000 euros annuels.
Proposition n°2 : Arrêter immédiatement les opérations de peinturlurage du mobilier urbain pour passer du "bleu Clamart" au "vert Plessis" (coût pour la ville 1 million d'euros).
Proposition n°3 : ne pas refaire des rues qui viennent d'être faites comme la rue Jean Jaurès démolie bien que flambant neuve...
Proposition n°4 : Ne pas raser ni refaire les 700 logement 3F à Pompidou, sachant que les immeubles viennent d'être refaits et que les peintures ne sont pas encore sèches...
Proposition n°5 : vendre les véhicules de la coûteuse police municipale (leur kilométrage doit être encore acceptable) ainsi que les caméras stupidement installées.
M. Berger a tort de provoquer les citoyens : ceux-ci ne sont pas des moutons et ne se contenteront pas de bêler pour se plaindre ou de suivre le guide. Ils demandent à être entendus comme des gens responsables. M. Berger qui confond citoyen et client, qui méconnaît participation et concertation doit revoir sa copie lui-même et non faire porter le chapeau aux citoyens mécontents!
JD t'es foutu...
... les parents sont dans la rue! Tel était l'un des slogan entendus à la manifestation de ce matin, entre place de la mairie et le stade Hunebelle, via le marché du Trosy. Belle manifestation d'ailleurs, avec un bon millier de Clamartois de tous bords (un peu plus de gens de gauche semble-t-il....) et de tous quartiers pour protester contre les tarifs municipaux en forte augmentation (+40 % en moyenne). de nombreux passants interloqués et intéressés par le sujet nous ont exprimé leur soutien et compréhension. Ce soutien était renforcé par les événements de la veille déjà relatés ici, à savoir l'intervention musclée de la part d'employés municipaux pour d'une part, empêcher un citoyen de photographier l'arrachage des affiches appelant à la manif (vers 14h45), et, d'autre part, l'intervention de ces mêmes employés pour faire enlever une banderole de la FCPE déployée devant l'école Jules Ferry (vers 18 heures). La liberté d'expression et d'information est une notion à retravailler dans la municipalité, semble-t-il... (Appelons d'ailleurs à ce propos tous les sympathisants à ne pas déformer outrancièrement les faits, cela est contre-productif.. Avons lu quelques aberrations de bonne foi, certes, dans certains mails voulant propager l'info)
La rue du Trosy engorgée au départ de la manif.
La rue PV Couturier : un défilé impressionnant à l'échelle de la ville...
Notons la présence de l'ensemble des élus de l'opposition et le constat (amer au vu de la situation politique actuelle) que cette famille de gauche pourrait fort bien exister si elle le désirait vraiment et si des efforts unitaires étaient faits...
Vanessa Jérome et Vincent Gazeilles de Clamart Citoyenne semblent se réjouir de la mobilisation.
Le sénateur et ancien maire Philippe Kaltenbach en discussion.
Je ne sais pas s'il faut vraiment considérer que JDBerger est foutu. Je pense seulement que la logique politique à l’œuvre est cohérente et dangereuse : hausse des tarifs, NAP devenues payantes, police municipale armée, motorisée, caméras, privatisation de places publiques, achats fonciers massifs, nouveau PLU... Il y a là une réelle tentative d'embourgeoiser encore plus la ville, d'en exclure les classes populaires, tout cela se tient dans un corpus idéologique propre à l'UMP devenue " Les Républicains". A ce propos cette usurpation es qualité, via un nouveau nom, doit interroger sur la vision de ce qu'est "être républicain" dans cette famille politique et ce courant de pensée.... On me dira que je fais de la politique à propos d'une manif qui était censée dépasser les partis et les clivages politiques : certes. Mais, in fine, qu'ont fait les Clamartois réunis pour dénoncer ces nouveaux tarifs, sinon de la Politique?
Il fut donc réconfortant de voir une telle mobilisation et il faudra poursuivre le combat contre toute ces mesures qui dessinent un Clamart profilé et remodelé à l'image du Plessis-Robinson cher à notre maire...
En tous cas il sait maintenant, s'il en était besoin, que les citoyens ne se laisseront pas faire! Ils ne sont pas des moutons!
vendredi 4 septembre 2015
Tout augmente et les baffes se perdent!
L'indemnité du maire, les impôts, les tarifs municipaux.. Tout augmente ma bonne dame!
Justement, à ce propos, l'augmentation des tarifs municipaux (+40% en moyenne tout de même!) est vivement contestée. Et des associations, nombreuses, appellent à manifester contre cette décision, samedi 5 à 11 heures sous les fenêtres de la mairie. Pour contrecarrer cet appel la mairie se justifie (c'est de bonne guerre) et argumente (c'est normal). Mais elle emploie aussi d'autres méthodes, plus dissuasives...
Ce vendredi à 14h44 un citoyen lambda, nommons-le X, attend sa fille devant l'école Jules Ferry.Il observe alors des employés municipaux de la Protection et sécurité de la voirie (ASVP), en civil, en train d'arracher les affiches appelant à ladite manifestation. La sécurité publique aurait donc pour mission de travailler pour la politique du maire au mépris de la démocratie? Ce ne serait pas la première fois que de telles pratiques sont observées. Mauvais réflexe de milicien, ces personnes se voyant prises en flagrant délit (c'est le monde à l'envers) se sont retournées contre le photographe. A trois, elles l'ont plaqué contre des véhicules, lui demandant ses papiers(alors même qu'ils étaient en civils!!!!!) ce à quoi X a refusé à raison d'obtempérer. Elles lui ont ensuite, par la force, arraché le portable et effacé les photos. Cette scène a eu lieu devant de nombreux témoins, hélas restés passifs... Toutefois, la compétence technique du personnel chargé de dresser les PV étant ce qu'elle est, ces tristes sbires de l'édile municipal premier, ont oublié que l'OS de l'Iphone contient un dossier d'images nommé "images récemment effacées". Les voilà!
Les bras chargés des affiches décollées...
La connivence avec les agents municipaux est incontestable : "salut collègue!"
l'agent municipal en civil aperçoit notre témoin.
Il se retourne avec véhémence contre lui et appelle ses collègues.
Voilà dans quelle ambiance évolue Clamart. Reste à voir ce que notre citoyen va décider : Il m'a confié que les douleurs qu'il ressentait depuis cette intervention musclée l'incitaient à déposer une main courante et à aller voir le toubib.... à suivre!
mardi 19 mai 2015
Lettre ouverte au Commissaire à l'enquête publique sur le projet gare.
Monsieur le Commissaire,
Le déclassement prévu par Monsieur le Maire de Clamart de la place de la gare m’apparaît comme une aberration dont le but est parfaitement contraire à l’intérêt général et au bien public et strictement dirigé dans la satisfaction d’intérêts privés immobiliers.
Je m’explique :
Où réside l’intérêt général à l’heure où dans le cadre du Grand Paris, une nouvelle gare va s’implanter sur le site en lien avec les communes limitrophes ?
Pour moi, il va de soi que l’édification d’un réel espace urbain cohérent avec la gare comme élément identitaire et structurant du quartier est prioritaire. Cet objectif d’une place de la gare ouverte sur … la gare… (devoir même l’énoncer semble absurde !) est même le principe urbanistique premier qui devrait guider les concepteurs d’un nouveau quartier. Telle qu’elle était configurée avant l’entreprise de destruction de Monsieur le Maire, la place de la gare permettait, via des modifications substantielles, d’envisager une articulation autour d’une gare lieu de vie, point de centralité d’un quartier redynamisé. Cet espace public, au-delà de toute considération politique partisane est un moteur de la vie, de l’activité, une nécessité d’aménagement.
Au lieu de quoi, à quoi assiste-t-on ?
Nous observons la privatisation d’un territoire public dans le seul but de remplir les caisses communales et les poches de promoteurs qui se frottent les mains à la vue d’un cadeau par eux alors inespéré…. C’est le versant financier de l’affaire. Urbanistiquement, le projet apparaît comme éminemment rétrograde et contradictoire avec les objectifs affichés d’une gare comme « pôle structurant ».
Rétrograde car architecturalement réactionnaire mais c’est un détail de goût sur lequel il n’y a pas lieu de s’attarder ici. Rétrograde aussi car à l’opposé des réflexions actuelles sur la ville, lieu d’un « habiter » qui appartient à tous les pratiquant de l’espace urbain, fussent-ils de passage...
Contradictoire car le projet d’édifier un immeuble privé en lieu et place d’un espace public ouvert, a pour conséquence de fermer la ville à sa gare, à ses voisines, à la vie qui la relie in fine à la capitale. Alors même que partout on cherche à décloisonner Paris et sa banlieue, à créer du lien urbain et social, Clamart se retranche derrière une résidence privée. Le pôle structurant de Clamart est relégué dans un au-delà non défini. De la gare, alors qu’il est arrivé à Clamart, le voyageur se rend compte que Clamart n’est pas encore là… Le fonctionnement interne d’un tel espace est gravement handicapé avant même que de naître : quelle articulation entre commerces et gare, entre transports et riverains, entre riverains et espace public ?
Du point de vue écologique, on doit dénoncer l’abattage de marronniers sains à l’heure où l’exigence d’une ville verte est partout rappelée… Il n’est pas trop tard pour faire machine arrière et reconsidérer un projet anti écologique, aberrant urbanistiquement et antisocial.
Pour toutes ces raisons, je vous demande Monsieur le Commissaire de répondre à l’attente de nombreux Clamartois opposés à ce projet et d’émettre un avis négatif au déclassement de la place de la gare.
Hubert Duval
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