lundi 10 mars 2014

Sim city?

Programme Berger : fausses rivières (p15), façades R+6, voire R+8 (p 15) : On n'est pas au Plessis! Incohérence entre le discours anti-bétonnage de façade et la prévision de modification du PLU qui va consister à augmenter la hauteur des immeubles. En gros, sanctuarisation des zones pavillonnaires et densification du reste. Incohérence encore entre le discours développement durable de circonstance et les projets pharaoniques (EDF, 906, gare) et les rivières artificielles qui servent à quoi?  Un écoquartier, M. Berger ce n'est pas seulement un quartier à énergie positive. C'est un quartier pour tous, qui respecte les enjeux sociaux et environnementaux. On n'est pas à Sim city! Les petites Venise artificielles c'est du gâchis! Quant au fait de montrer d'ores et déjà ce que seront les nouveaux équipements avec images de synthèse et tutti quanti, ça en dit long sur la concertation qui sera menée avec les habitants! Or dans un écoquartier dit durable la question de la gouvernance et de la participation est centrale! Notre futur serait-il déjà entre vos mains?

dimanche 9 mars 2014

Souvenirs, souvenirs...

Clamartois depuis 15 ans : c'est peu par rapport à certains mais suffisant pour avoir vu les choses changer. Il y a quinze ans pour faire une fête à Clamart, c'était RDV dans la salle nommée aujourdhui Jacky Vauclair au RDC de la mairie... Maintenant c'est dans la salle des fêtes polyvalente Hunebelle.
Il y a quinze ans au stade Hunebelle des vestiaires vétustes vous accueillaient. Il y a quinze ans prendre un verre à la mairie c'était risquer de se faire valser par une portière de voiture garée devant le bistrot ou de se faire écraser entre rue du Trosy et rue Samuel. Maintenant c’est piétonnier et les terrasses sont bondées.
Il y a quinze ans on allait au cinoche à Paris en voulant surtout pas rater le dernier train. Maintenant les films passent au cinéma Jeanne Moreau! On boit un verre à l'Autrement bon et on discute tranquillou. C'est cool. Il y a quinze ans les ressorts des fauteuils usés du théâtre Jean Arp me trouaient les jeans. Maintenant non!
Il y a quinze ans la piscine du bois commençait  vraiment à fatiguer. maintenant elle est remplacée.
Il y a quinze ans la fête des petits pois avait l'air de rien entre dessins d'enfants et chars miteux. Aujourd'hui c'est un festival de rue de premier ordre qui draine toute la banlieue et fait venir des troupes de partout...
Depuis quinze ans j'ai vu gratos  dans le désordre, entre autres, Manu Dibango, Higelin, Bertignac, Cali...
Il y a quinze ans les parcmètres me ruinaient. Maintenant je change mon disque et stationne gratos! Il ya quinze ans je cherchais les pistes cyclables : maintenant à vélo, je prends même les sens interdits et je passe au feu rouge en toute légalité!
Il y a quinze ans je me demandais comment jouer au foot sur les pelouses du stade de la plaine qui ressemblaient à des champs de patates après arrachage, avec le boucan des moteurs de modèles miniatures dont le son était insupportable..... Maintenant je me demande si les joueurs se rendent compte de la chance qu'ils ont.
Il y a quinze ans, le haut Clamart était abandonné. Aujourd'hui il est rénové, la place Césaire est sympa, le parc Auzelle remplace un centre commercial miteux et le tram arrive.
Il y a quinze ans c'était la droite. Maintenant j'espère que la gauche va garder la ville qu'elle a transformée.

Trois listes,deux possibilités...

Nul n'ignore que l'élection municipale met en concurrence trois listes, deux de gauche et une de droite (extrême).
Cela laisse deux possibilités : soit la droite l'emporte dès le premier tour, soit il y a un deuxième tour.
IL NE FAUT PAS QUE LA DROITE L'EMPORTE ET ENCORE MOINS AU PREMIER TOUR!
Il est donc essentiel que l'électorat de gauche se mobilise massivement et que l'abstention soit la plus faible possible (en tous cas chez les abstentionnistes de gauche; si la droite veut s'abstenir on prend!)

samedi 8 mars 2014

DHG : NON!

Nouveau rassemblement contre les DHG de misère qu'on nous promet pour la rentrée. Cette fois-ci plusieurs centaines de personnes et des élus de tous bords. Je rappellerai simplement que certains de ces élus devraient avoir honte de manifester après avoir soutenu la casse méthodique de ce service public par leurs leaders nationaux. Suivez mon regard!
M. Berger dans les rues de Châtillon (qui rime avec béton)
Le cortège menée avec entrain par des lycéens motivés (mais doucement les gars, les filles : en manif on marche lentement et groupés!)
Les lycéens festifs et dynamiques
Quand les élus de tous bords considèrent que les moyens manquent c’est sans doute qu'on se gourre pas vraiment en le criant haut et fort depuis si longtemps. Le cortège s’est dispersé à la nouvelle piscine inaugurée ce jour et qui est vraiment belle soit dit en passant.



D. Meier élu de Clamart et candidat de Clamart Citoyenne
L'arrivée à la nouvelle piscine.

MM Ramonigno, Kaltenbach et Pian, élus et candidats de la liste Ensemble pour Clamart
Nous rappellerons que bien sûr établir des priorités pour certains établissements difficiles est légitime. Mais considérer le sud des Hauts de Seine comme une zone privilégiée dans son ensemble est une erreur et supprimer les options pour ce prétexte est aberrant. Nous continuons donc à réclamer pour nos établissements les moyens de fonctionner!

mercredi 5 mars 2014

conflit d'intérêts

M. Berger  qui se présente comme un spécialiste de l'urbanisme et de l'aménagement dénonce régulièrement les attributions de logements estampillés Clamart Habitat. La transparence qu'il réclame nul doute qu'il l'appliquera à lui-même : je veux dire par là qu'il évitera certainement d'attribuer, si par hasard il était élu, le moindre marché à la société qui l'emploie actuellement et qui a commis le désastreux cœur de ville du Plessis-Robinson. Mieux encore, je veux croire qu'il aura la décence de démissionner d'emblée de ses fonctions professionnelles. Je ne souhaite aucunement lui prêter de mauvaises intentions, mais il est évident qu'un élu qui aurait la moindre attache à une société immobilière du type SEMPRO, au hasard, serait de fait en situation de conflit d'intérêts. La démission d'ailleurs serait elle-même certainement insuffisante à balayer les éventuels soupçons de favoritisme qui pourraient entacher telle ou telle attribution à cette entreprise, fût-elle compétente. Le mieux pour éviter ce grave inconvénient reste pour la ville que M. Berger ne soit pas élu. Il pourra ainsi continuer à bétonner ailleurs. C'est pour Clamart la garantie, espérons-le, que la SEMPRO ne vienne pas mettre son "savoir-faire"en oeuvre dans la ville : fausses rivières, esthétiques pompeuse, façades clinquantes mais déshumanisées, futur centre culturel totalement déconnecté de l'échelle de la ville, le Plessis en son cœur de ville cumule les choix qui conduisent à faire du Plessis-Robinson un entre soi se voulant coquet, mais en réalité une fausse urbanité. Que Clamart ne devienne jamais ça!


La gauche, les gauches.

Il n'a échappé à personne que la gauche se présente divisée à Clamart. Il n'a échappé à personne que la mouette n'a pas pris partie dans cette affaire et ne le fera que dans le secret de l'isoloir. Pas de conseils à donner hormis battre Berger.
Cette situation n'est pas une incongruité. Depuis toujours la gauche est plurielle, multiple, divisée ou non. Cette pluralité des gauches renvoie à diverses traditions politiques, à différentes manières de considérer la sphère politique, le combat électoral, la représentation, bref... C'est une donnée historique. Jaurès et Guesde, Blum et Thorez, Mitterrand et le PC sans oublier PSU, RPG, LCR, LO et avant tous ceux là Blanc, Allemane, Brousse etc....
Il est vrai aussi que l'émergence récente (disons depuis 40 ans) de la pensée écologiste a contribué à diversifier un peu plus la pensée de gauche, à la questionner et, de mon point de vue, à l'obliger à se renouveler et à se moderniser.
Si je prends la peine de rappeler cette diversité rapidement, c'est pour valider la légitimité des uns et des autres à se présenter au sein de projets différents. Ces différences enrichissent la gauche. Ces divergences, parfois, obligent cette pensée à avoir un fonctionnement dialectique.
Néanmoins, il est très vrai à Clamart comme ailleurs, à l'échelle communale comme à l'échelle nationale, que c’est le rassemblement des gauches qui crée leur dynamique de victoire. 1936 et le front populaire, 1981 et l'unité de la gauche, 1997 et la gauche plurielle... C'est ensemble, quelque soit le nom qu'on donne à ce rassemblement, que les gauches gagnent. Et c'est, la plupart du temps, en reconnaissant à chaque partenaire son identité,  et nom en pratiquant la solution vaseuse en une unité de façade. C’est pourquoi dans toutes mes conversations privées c'est à ce rassemblement que je pense et c’est pourquoi aussi j'appelle maintenant les candidats des gauches clamartoises à œuvrer pour le rassemblement du second tour. Nul doute qu'ils y pensent eux aussi, et, je l'espère et n'en doute pas, dans la plus grande sincérité.
L'essentiel, mettre le candidat de droite extrême en posture difficile dès le premier tour avec un total des voix de gauche qui montre où se trouve la majorité municipale. L'essentiel encore : avoir rapidement un discours clair, au soir du premier tour, qui montre l'unité possible, souhaitable et qui crée la dynamique victorieuse. Pour nous, l'essentiel toujours, montrer le caractère réactionnaire du programme Berger-Pemezec, entre alliance du grand capital immobilier et thématique sécuritaire nauséabonde.

La peur ou l'intelligence?

La publication du programme de la liste Clamart Citoyenne vient clore un premier temps de la campagne et lance "la dernière ligne droite". Ce programme vient à contre-point parfait du candidat Berger pour faire la pari de l'intelligence de l'électeur contre celui de la peur. texte dense, long, étayé on est loin des prétendues vérités brutalement étayées. Une autre manière de faire de la politique et de croire en l'électeur. Merci donc. Entre les "ateliers du projet", séries de réunions publiques thématiques de la liste Ramognino et ce programme argumenté voilà deux campagnes qui auront pris les citoyens pour ce qu'ils sont, ce qu'ils ne doivent cesser d'être : les acteurs de leurs propres destins et les auteurs de leurs choix. Une sorte de plaidoyer pour l'identité de la gauche. Pendant ce temps, tous les matins, des blousons bleus sont de garde aux feux rouges pour distribuer des prospectus...Cette semaine toutes les écoles sont mobilisées pour recevoir tour à tour les candidats.... Réunions publiques. Faut y aller citoyens!