lundi 20 janvier 2014

les soirées possibles de M. Berger

Sur le thème "la ville qui s'endort à 19h45" et pour aider M. Berger à savoir qu'à Clamart on dort pas à l'heure de l'apéro! Voilà ce qu'il va pouvoir faire au lieu de s'endormir à 19h45 :

- Tous les soirs : ciné à Jean Arp! Heimat (lundi soir), La vie d'Adèle (mardi soir), Philoména (mercredi soir et vendredi soir) Tel père tel fils (jeudi soir), etc  après tout il a qu'à se procurer (gratuitement ) le programme!

- Le 21 à 20h30 : soirée galette du quartier centre. Il va pouvoir bouffer!

- Le 22 à 20h30 : soirée galette du quartier gare.Bis!

- Le 23 c’est dîner concert à l'Autrement Bon. Il va pouvoir écouter de la musique!

- Le 24 : Festival rock Träce au conservatoire avec 3 groupes. Il va pouvoir pogoter! Ou à Jean Arp le spectacle "Instable" (danse).

- Le 25 : festival de cinéma, Clamart fait son cinéma (11 courts-métrages). Mais aussi un dîner-concert à l'Autrement Bon (encore!!!). Il va pouvoir choisir!

Sans oublier les activités des 300 assos de la ville et des centres socio-culturels. Mais là, M. Berger, il fallait se mettre au courant via le forum des associations qui se tient chaque rentrée, ce qui  je l'espère ne vous aura pas échappé.

Mais on sort tous les soirs dans cette ville!


Outrance...

Clamart, telle que décrite par le candidat Berger, ce n’est plus Clamart mais Port au Prince après une catastrophe : ainsi saviez vous que les bâtiments scolaires étaient quasi à l'abandon? Que la criminalité était galopante, les espaces verts "négligés", le gaspillage la règle? Que les logements "Clamart Habitat" sont mal entretenus? Les employés municipaux, démotivés et inefficaces (merci pour eux) sont trop nombreux et mal payés...Toujours selon M. Berger, la restauration scolaire est de qualité médiocre (merci cuistot!) Il faut s'attendre à du changement! Ces affirmations sont tout à la fois dénuées de la moindre justification concrète et singulièrement outrées, péremptoires, en un mot. C'est un tableau noir de la commune dressé pour des raisons politiciennes. Mais l'outrance ne paye pas toujours. Si tous les moyens sont bons pour disqualifier l'adversaire, le principe de réalité peut s'avérer aussi payant : la réalité c’est que les espaces verts sont plus nombreux et plus attractifs qu'avant (Maison Blanche, Auzelle). Quant à la forêt, sa gestion n'est pas municipale... Les écoles, les Clamartois les fréquentent au quotidien et ils en connaissent l'état réel. Pas besoin, M. Berger de noircir un tableau que chacun est en mesure de juger. L'insécurité dont parle le candidat de l'UMP c'est aussi le résultat d'une politique de casse sociale, de diminution par le pouvoir national précédent des effectifs de la police nationale à Clamart et d'abandon de la police de proximité au profit d'une politique du chiffre qui n'a laissé qu'angoisse et incompréhension, tant dans les commissariats que dans les quartiers. La création d'une police municipale que le candidat Berger promet, sans augmentation d'impôts encore une fois,  n'est qu'un leurre. On ne peut dénoncer les charges galopantes qui pèsent sur les communes (ce qui est vrai du fait de la baisse des dotations initiées par le pouvoir Sarkozy et poursuivie, hélas, depuis) et s'engager à recruter, former et équiper des effectifs policiers sans augmenter ces mêmes charges... C'est de plus, selon nous, une prérogative régalienne de l'Etat. Mais l'outrance dans les dénonciations et l'incohérence dans les promesses est une méthode. Que nous nous permettons de dénoncer et, sans doute, aurons-nous encore à le faire...

samedi 18 janvier 2014

Spectacle

Chanter sous l'occupation passe ce week-end au théâtre des Rochers à Clamart. L'occasion d'entendre chanter une personnalité bien connue de la ville sur une problématique fort intéressante : le rôle des artistes à Paris durant l'occupation.

Serez-vous là ce soir?

Dans son fantastique programme de 8 pages en couleurs, M. Berger déplore que la ville s'endorme à 19h45!
On n'habite pas la même ville? Mais c'est pas de notre faute si M. Berger ne sort pas! Que ne vient-il aux spectacles donnés en ville à Jean Arp ou ailleurs. Nous allons donc toutes les semaines lui donner l'occasion de découvrir , enfin, que non Clamart ne dort pas à 20 heures! Allez, M. Berger où serez-vous ce soir? à Jean Arp pour écouter un concert de F. Diawara, au cinéma Jeanne Moreau pour le dernier Woody Allen  ou au théâtre des Rochers (on y donne un magnifique spectacle, chanter sous l'occupation). Ça vous avait échappé peut-être? Peut-être irez vous à la soirée "Symbiose", salle des fêtes ou au concert de rock alternatif  de Klarence Vertigo (Buanderie) ? Je vous rappelle aussi que c'est aujourd'hui que l'harmonie fait son show l'harmonie dans le métro (conservatoire). Serez-vous là ce soir, M. Berger?

Poudre aux yeux et danger.

Ma réaction au superbe programme en couleur et sur 8 pages de M. Berger : illusion et poudre aux yeux, creux général. Des idées générales telles "qu'embellir la ville". Cela ne veut rien dire : en terme esthétique, chacun voit midi à sa porte! Si l'embellissement, c'est le désastreux style néoclassique "Disney"qui caractérise Le Plessis-Robinson ou les nouveaux quartiers d'Issy-les-Moulineaux, non merci! Clamart s'embellit  oui : le chantier du Tramway, contre lequel la droite aura freiné des 4 fers au niveau départemental, et les programmes de rénovation de La Plaine ont considérablement modifié le point de vue sur une partie de ville longtemps abandonnée.
Mais la beauté c'est pour moi, le charme de sentiers non standardisés, qui échappent à certaines logiques urbaines et qui font de Clamart et d'autres communes ces lieux pleins de charme.

Un exemple me semble en tous cas caractéristiques des dangers de cette politique : le cas de la ligne  à haute tension sur laquelle bute la ville depuis plusieurs années. Rappelons le danger de ces lignes pour la santé publique. Rappelons aussi le traitement qu'a subi la forêt, défigurée par une coupe rase violente  voulue par EDF. L'enfouissement de la ligne est réclamé par beaucoup  à juste titre me semble-t-il. Ce projet a hélas un coût, important : il est chiffré à 14 millions d'euros. Pour M. Berger, ce coût peut être compensé par une valorisation des terrains concernés : traduisez : urbaniser la partie forestière. Cette forêt n'est pas une fracture pour la ville : c'est un vrai atout environnemental, un poumon qui rassemble tous les week-end, de nombreux promeneurs, joggers, cyclistes etc. La partie boisée concernée réunit et ne coupe pas Clamart : elle est pour les habitants du jardin parisien, M. Berger devrait le savoir, un lieu de promenade et de loisir majeurs. C'est l'accès direct, par les sentiers à la forêt de Meudon.C'est un lieu essentiel de  diversité biologique et de sociabilité. La valorisation récente du stade de la Plaine, l'emplacement choisi pour la nouvelle piscine, sont des facteurs de liens et créent une nouvelle centralité de loisirs dans la ville, autour du pôle forestier. C’est cela qu'il faut développer à mon sens. Mais en construisant un quartier on va au contraire couper cette forêt, créer de nouvelles discontinuités dans une ensemble qui, je le rappelle, est un axe vert qui mène jusqu'à Versailles, malgré les voies de communications qui peuvent évidemment la traverser. Et qui dénonce le bétonnage???

Sur la photo on voit que le pôle forestier peut être le cœur d'une nouvelle centralité pour la ville, autour des loisirs : stades, conservatoire, piscine et forêt bien sûr, entre le cœur historique et le haut de la ville. C'est la forêt qui peut être une continuité. L'emprise des terrains concernés par l'enfouissement est en rouge. Que deviendrait cette continuité avec du bâti?

Pour conclure : OUI A L'ENFOUISSEMENT, NON AU BÉTONNAGE !

vendredi 17 janvier 2014

Retrait

 M. Marionnaud annonce le retrait de sa candidature pour raison de santé se déclarant "incapable de mener une ligne de conduite" et "consacrer toute son énergie au combat contre la maladie". No comment, dont acte.

La double imposture de M. Berger

Sur son site internet, M. Berger propose deux billets récents qui sont une réelle imposture et démontrent une absence de cohérence. Le 14 janvier il déplore la hausse des prix de l'immobilier en particulier à Clamart et dénonce l'absence de construction neuves. Le 15, il dénonce un bétonnage dont la gauche serait, avec les Verts, partisane... On pourrait laisser dire tant l'absurdité et la contradiction sont flagrantes...
Mais on ne va pas laisser dire!
Premier point, la hausse de l'immobilier : Vraiment, M. Berger a raison : la flambée immobilière est réelle et néfaste. La mettre sur le dos des politiques publiques municipales est par contre particulièrement malhonnête, intellectuellement, et dangereux pour M. Berger. Penchons nous sur les chiffres des transactions et l'évolution des prix sur quelques communes des Hauts de Seine (source : chambre des notaires) :
A Clamart, donc : Les prix ont augmenté de 3,2% en 2013 et de 20.6% en 5 ans ce qui est très important (pour  les tenants d'une paupérisation de la ville, comme je l'ai entendu chez certains, il faudra repasser! soit dit en passant...).
Sur la ville voisine de Châtillon, gérée depuis longtemps par la droite : les prix ont certes baissé de 2.7% en 2013 mais sur 5 ans la hausse est de 22.7%...
Au Plessis-Robinson, ville que connaît particulièrement bien M. Berger, le prix moyen au m2 est supérieur de 310 euros par rapport à Clamart (5310 contre 5000) et la hausse  sur un an a été de 11.8% en 2013 et de 24% sur 5 ans!!! Preuve que la politique publique du Plessis-Robinson ne permet pas de contrecarrer l'évolution du marché voire  contribue à une hausse beaucoup plus marquée qu'à Clamart!!!
Première imposture.
Il faut également s'interroger, me semble-t-il sur la volonté réelle de l'UMP de s'opposer aux règles du marché alors même que l'idéologie néolibérale dont ce parti se prévaut et applique lorsqu'il ets aux commandes, tient en une toute dérégulation.... deuxième imposture.
La comparaison commune par commune montre que les villes où la hausse est la moins marquée sur 5 ans sont de deux types : les communes les plus éloignées de Paris, quelle que soit leur "couleur "politique : Vaucresson et Ville d'Avray (droite) ou Fontenay aux roses (PS)par exemple.
A distance équivalente comparons Fontenay à sa voisine du Plessis : +8.6 dans un cas, +24 dans l'autre....
Mais aussi Malakoff (PC) à Vanves (UMP) : +11% dans le premier cas, +16 dans le second....
La vérité c'est donc que :
- premièrement les politiques publiques municipales sont peu déterminantes pour lutter contre une tendance du marché qui relève, entre autres, de phénomènes durables de gentrification (dans certains cas d'anciennes villes ouvrières) et d'embourgeoisement (à Neuilly par exemple) et qui doit à de nombreux acteurs tant privés que publics à des échelles plus importantes dont celle de Paris Métropole.
- deuxièmement, à distance comparable la gauche parvient plutôt mieux à maîtriser les hausses...
Sur la carte ci-dessous on observe tout de même que les plus  fortes hausses sont toutes dans les villes de droite.
{légende : en gris  : données non disponibles; en bleu : décroissance des prix sur 5 ans; en rose pâle de 0 à 10% de hausse. Puis les classes sont de couleur de plus en plus foncées suivant l'échelle :  10/15 (rose soutenu);15/20 (rouge);20/25 (rouge foncé) et au delà de 25% de hausse (violet).
D : villes gérées par la droite; G  : par la gauche)}
Carte : H.D d'après l'indice INSEE-chambre des notaires 2e trimestre 2013.

Sur le bétonnage on relèvera trois idées stupéfiantes d'immaturité politique :
1/ L'incapacité de M. Berger à penser la ville durable à une échelle qui dépasserait les limites de la commune. La fin du tout pavillon est une des options d'aujourd'hui pour lutter contre un étalement urbain dont chacun perçoit les dangers tant environnementaux (mangeur d'espace, créateur de distances toujours plus longues) que sociaux (quelle ville? quelle urbanité dans ces lotissements?). Cela ne signifie pas nécessairement destruction des zones pavillonnaires existantes. Passons...
2/ En matière de bétonnage le directeur de cabinet de M. Pemezec ne peut donner de leçons à personne et la droite en général est fort disqualifiée : voyez ce qu'Issy les Moulineaux devient, promenez vous à Châtillon et au Plessis. Où est le béton? A droite! Peut-on aussi dénoncer l'absence de programmes neufs dont Clamart serait victime et dans le même temps s'opposer haut et fort à tous les programmes entrepris? Peut-on dans le même temps dénoncer l'absence de programme neufs et le bétonnage dont la ville serait l'objet? Où est la cohérence?
3/ Enfin, dans les terrains disponibles M.Berger parle des zones boisées sous la ligne à haute tension : destruction de la forêt et dangers liées à cette ligne. Voilà où M. Berger souhaite loger les futurs Clamartois... Qui a dit que la gentrification s'accompagnait aussi de territoires de la relégation?
Conclusion : les arguments de M. Berger ne sont que des arguments de campagne, absolument dénués de fondement, et déconnectés d'une réalité autrement plus complexe. Il rêve d'un Clamart qui soit un entre-soi de petits et grands propriétaires, reléguant à la périphérie les indésirables de la société UMP.