vendredi 17 janvier 2014
Retrait
M. Marionnaud annonce le retrait de sa candidature pour raison de santé se déclarant "incapable de mener une ligne de conduite" et "consacrer toute son énergie au combat contre la maladie". No comment, dont acte.
La double imposture de M. Berger
Sur son site internet, M. Berger propose deux billets récents qui sont une réelle imposture et démontrent une absence de cohérence. Le 14 janvier il déplore la hausse des prix de l'immobilier en particulier à Clamart et dénonce l'absence de construction neuves. Le 15, il dénonce un bétonnage dont la gauche serait, avec les Verts, partisane... On pourrait laisser dire tant l'absurdité et la contradiction sont flagrantes...
Mais on ne va pas laisser dire!
Premier point, la hausse de l'immobilier : Vraiment, M. Berger a raison : la flambée immobilière est réelle et néfaste. La mettre sur le dos des politiques publiques municipales est par contre particulièrement malhonnête, intellectuellement, et dangereux pour M. Berger. Penchons nous sur les chiffres des transactions et l'évolution des prix sur quelques communes des Hauts de Seine (source : chambre des notaires) :
A Clamart, donc : Les prix ont augmenté de 3,2% en 2013 et de 20.6% en 5 ans ce qui est très important (pour les tenants d'une paupérisation de la ville, comme je l'ai entendu chez certains, il faudra repasser! soit dit en passant...).
Sur la ville voisine de Châtillon, gérée depuis longtemps par la droite : les prix ont certes baissé de 2.7% en 2013 mais sur 5 ans la hausse est de 22.7%...
Au Plessis-Robinson, ville que connaît particulièrement bien M. Berger, le prix moyen au m2 est supérieur de 310 euros par rapport à Clamart (5310 contre 5000) et la hausse sur un an a été de 11.8% en 2013 et de 24% sur 5 ans!!! Preuve que la politique publique du Plessis-Robinson ne permet pas de contrecarrer l'évolution du marché voire contribue à une hausse beaucoup plus marquée qu'à Clamart!!!
Première imposture.
Il faut également s'interroger, me semble-t-il sur la volonté réelle de l'UMP de s'opposer aux règles du marché alors même que l'idéologie néolibérale dont ce parti se prévaut et applique lorsqu'il ets aux commandes, tient en une toute dérégulation.... deuxième imposture.
La comparaison commune par commune montre que les villes où la hausse est la moins marquée sur 5 ans sont de deux types : les communes les plus éloignées de Paris, quelle que soit leur "couleur "politique : Vaucresson et Ville d'Avray (droite) ou Fontenay aux roses (PS)par exemple.
A distance équivalente comparons Fontenay à sa voisine du Plessis : +8.6 dans un cas, +24 dans l'autre....
Mais aussi Malakoff (PC) à Vanves (UMP) : +11% dans le premier cas, +16 dans le second....
La vérité c'est donc que :
- premièrement les politiques publiques municipales sont peu déterminantes pour lutter contre une tendance du marché qui relève, entre autres, de phénomènes durables de gentrification (dans certains cas d'anciennes villes ouvrières) et d'embourgeoisement (à Neuilly par exemple) et qui doit à de nombreux acteurs tant privés que publics à des échelles plus importantes dont celle de Paris Métropole.
- deuxièmement, à distance comparable la gauche parvient plutôt mieux à maîtriser les hausses...
Sur la carte ci-dessous on observe tout de même que les plus fortes hausses sont toutes dans les villes de droite.
{légende : en gris : données non disponibles; en bleu : décroissance des prix sur 5 ans; en rose pâle de 0 à 10% de hausse. Puis les classes sont de couleur de plus en plus foncées suivant l'échelle : 10/15 (rose soutenu);15/20 (rouge);20/25 (rouge foncé) et au delà de 25% de hausse (violet).
D : villes gérées par la droite; G : par la gauche)}
Carte : H.D d'après l'indice INSEE-chambre des notaires 2e trimestre 2013.
Sur le bétonnage on relèvera trois idées stupéfiantes d'immaturité politique :
1/ L'incapacité de M. Berger à penser la ville durable à une échelle qui dépasserait les limites de la commune. La fin du tout pavillon est une des options d'aujourd'hui pour lutter contre un étalement urbain dont chacun perçoit les dangers tant environnementaux (mangeur d'espace, créateur de distances toujours plus longues) que sociaux (quelle ville? quelle urbanité dans ces lotissements?). Cela ne signifie pas nécessairement destruction des zones pavillonnaires existantes. Passons...
2/ En matière de bétonnage le directeur de cabinet de M. Pemezec ne peut donner de leçons à personne et la droite en général est fort disqualifiée : voyez ce qu'Issy les Moulineaux devient, promenez vous à Châtillon et au Plessis. Où est le béton? A droite! Peut-on aussi dénoncer l'absence de programmes neufs dont Clamart serait victime et dans le même temps s'opposer haut et fort à tous les programmes entrepris? Peut-on dans le même temps dénoncer l'absence de programme neufs et le bétonnage dont la ville serait l'objet? Où est la cohérence?
3/ Enfin, dans les terrains disponibles M.Berger parle des zones boisées sous la ligne à haute tension : destruction de la forêt et dangers liées à cette ligne. Voilà où M. Berger souhaite loger les futurs Clamartois... Qui a dit que la gentrification s'accompagnait aussi de territoires de la relégation?
Conclusion : les arguments de M. Berger ne sont que des arguments de campagne, absolument dénués de fondement, et déconnectés d'une réalité autrement plus complexe. Il rêve d'un Clamart qui soit un entre-soi de petits et grands propriétaires, reléguant à la périphérie les indésirables de la société UMP.
Mais on ne va pas laisser dire!
Premier point, la hausse de l'immobilier : Vraiment, M. Berger a raison : la flambée immobilière est réelle et néfaste. La mettre sur le dos des politiques publiques municipales est par contre particulièrement malhonnête, intellectuellement, et dangereux pour M. Berger. Penchons nous sur les chiffres des transactions et l'évolution des prix sur quelques communes des Hauts de Seine (source : chambre des notaires) :
A Clamart, donc : Les prix ont augmenté de 3,2% en 2013 et de 20.6% en 5 ans ce qui est très important (pour les tenants d'une paupérisation de la ville, comme je l'ai entendu chez certains, il faudra repasser! soit dit en passant...).
Sur la ville voisine de Châtillon, gérée depuis longtemps par la droite : les prix ont certes baissé de 2.7% en 2013 mais sur 5 ans la hausse est de 22.7%...
Au Plessis-Robinson, ville que connaît particulièrement bien M. Berger, le prix moyen au m2 est supérieur de 310 euros par rapport à Clamart (5310 contre 5000) et la hausse sur un an a été de 11.8% en 2013 et de 24% sur 5 ans!!! Preuve que la politique publique du Plessis-Robinson ne permet pas de contrecarrer l'évolution du marché voire contribue à une hausse beaucoup plus marquée qu'à Clamart!!!
Première imposture.
Il faut également s'interroger, me semble-t-il sur la volonté réelle de l'UMP de s'opposer aux règles du marché alors même que l'idéologie néolibérale dont ce parti se prévaut et applique lorsqu'il ets aux commandes, tient en une toute dérégulation.... deuxième imposture.
La comparaison commune par commune montre que les villes où la hausse est la moins marquée sur 5 ans sont de deux types : les communes les plus éloignées de Paris, quelle que soit leur "couleur "politique : Vaucresson et Ville d'Avray (droite) ou Fontenay aux roses (PS)par exemple.
A distance équivalente comparons Fontenay à sa voisine du Plessis : +8.6 dans un cas, +24 dans l'autre....
Mais aussi Malakoff (PC) à Vanves (UMP) : +11% dans le premier cas, +16 dans le second....
La vérité c'est donc que :
- premièrement les politiques publiques municipales sont peu déterminantes pour lutter contre une tendance du marché qui relève, entre autres, de phénomènes durables de gentrification (dans certains cas d'anciennes villes ouvrières) et d'embourgeoisement (à Neuilly par exemple) et qui doit à de nombreux acteurs tant privés que publics à des échelles plus importantes dont celle de Paris Métropole.
- deuxièmement, à distance comparable la gauche parvient plutôt mieux à maîtriser les hausses...
Sur la carte ci-dessous on observe tout de même que les plus fortes hausses sont toutes dans les villes de droite.
{légende : en gris : données non disponibles; en bleu : décroissance des prix sur 5 ans; en rose pâle de 0 à 10% de hausse. Puis les classes sont de couleur de plus en plus foncées suivant l'échelle : 10/15 (rose soutenu);15/20 (rouge);20/25 (rouge foncé) et au delà de 25% de hausse (violet).
D : villes gérées par la droite; G : par la gauche)}
Carte : H.D d'après l'indice INSEE-chambre des notaires 2e trimestre 2013.
Sur le bétonnage on relèvera trois idées stupéfiantes d'immaturité politique :
1/ L'incapacité de M. Berger à penser la ville durable à une échelle qui dépasserait les limites de la commune. La fin du tout pavillon est une des options d'aujourd'hui pour lutter contre un étalement urbain dont chacun perçoit les dangers tant environnementaux (mangeur d'espace, créateur de distances toujours plus longues) que sociaux (quelle ville? quelle urbanité dans ces lotissements?). Cela ne signifie pas nécessairement destruction des zones pavillonnaires existantes. Passons...
2/ En matière de bétonnage le directeur de cabinet de M. Pemezec ne peut donner de leçons à personne et la droite en général est fort disqualifiée : voyez ce qu'Issy les Moulineaux devient, promenez vous à Châtillon et au Plessis. Où est le béton? A droite! Peut-on aussi dénoncer l'absence de programmes neufs dont Clamart serait victime et dans le même temps s'opposer haut et fort à tous les programmes entrepris? Peut-on dans le même temps dénoncer l'absence de programme neufs et le bétonnage dont la ville serait l'objet? Où est la cohérence?
3/ Enfin, dans les terrains disponibles M.Berger parle des zones boisées sous la ligne à haute tension : destruction de la forêt et dangers liées à cette ligne. Voilà où M. Berger souhaite loger les futurs Clamartois... Qui a dit que la gentrification s'accompagnait aussi de territoires de la relégation?
Conclusion : les arguments de M. Berger ne sont que des arguments de campagne, absolument dénués de fondement, et déconnectés d'une réalité autrement plus complexe. Il rêve d'un Clamart qui soit un entre-soi de petits et grands propriétaires, reléguant à la périphérie les indésirables de la société UMP.
samedi 14 décembre 2013
Samedi, jour de marché
Samedi, jour de marché. Les Clamartois attendent ce jour, certains le redoutant, certains s'en délectant (j'en suis) et d'autres en s'en fichant : car samedi, rue piétonne et autour du marché du Trosy, c'est aussi jour de spectacle politique. Les Bleus, les Rouges, et au milieu les candidats et représentants d'autres groupes essayant de faire entendre leur voix : le NPA, les candidats de Clamart Citoyenne, le Modem...
J'adhère et je regrette...
J'adhère à cette présence massive de la politique dans l'espace public, rappelant aux citoyens que leur vie n’est pas rythmée que par les soldes et les promos mais aussi par des opinions, par l'action de femmes et d'hommes qui s'engagent pour leurs idées.
Je regrette la mise en spectacle que s'efforcent de créer les deux groupes les plus puissants avec ces blousons colorés, l'hyper-personnalisation (fût-elle pour une élection municipale) qui en résulte.
Mais je vais le samedi matin la mine enjouée au marché : je vais serrer des pognes de camarades motivés, bravant le froid et la pluie, pour défendre des opinions. Respect.
J'adhère et je regrette...
J'adhère à cette présence massive de la politique dans l'espace public, rappelant aux citoyens que leur vie n’est pas rythmée que par les soldes et les promos mais aussi par des opinions, par l'action de femmes et d'hommes qui s'engagent pour leurs idées.
Je regrette la mise en spectacle que s'efforcent de créer les deux groupes les plus puissants avec ces blousons colorés, l'hyper-personnalisation (fût-elle pour une élection municipale) qui en résulte.
Mais je vais le samedi matin la mine enjouée au marché : je vais serrer des pognes de camarades motivés, bravant le froid et la pluie, pour défendre des opinions. Respect.
vendredi 6 décembre 2013
Marionnette
Pour montrer leur opposition à cette venue, plus d'une centaine de Clamartois de tous les horizons, accompagnés de nombreux élus, se sont rassemblés à la Fourche, marchant tranquillement vers l'odieuse présence. Chantant la Marseillaise (deux fois!) , l'Internationale (une fois) ou fredonnant le chant des partisans ils ont attendu calmement le départ de l'immonde. Ils l'ont ensuite accompagné de leur colère ("Et "F" comme facho et "N" comme nazi!") Puis ce fut la dispersion. Aucun incident. Mais un message : le FN ne passera pas par chez nous.
Juste un message à mes amis des deux listes de gauche : Camarades, rassemblez vous! Ne vous perdez pas dans des divisions stériles. Deux listes au premier tour, soit, c'est une démarche tout à fait logique : mais de grâce, deux listes qui se respectent et annoncent d'emblée qu'elles se rassembleront.
Ne pas banaliser
L'état de la société française est inquiétant. C'est pour montrer que tous ne pensent pas comme le disent les journaleux qui ont pignon sur rue, que ce soir nous allons nous rassembler calmement pour protester contre la venue de Mme Le Pen à Clamart. Oui, elle a le droit de se déplacer puisque nous sommes en démocratie. et oui nous avons le droit de lui réserver un accueil glacial et hostile pour la même raison.
Parce que le FN ne peut être présenté comme un parti politique banal. Parce que la préférence nationale est non seulement contraire à la loi mais aussi à nos valeurs les plus profondes, parce que nous croyons que la devise de la France a un sens, nous lutterons toujours contre Le Pen. Il ne suffit pas de gueuler "Le Pen facho", mais c'est aujourd'hui en France (qui l'eût cru tout de même) redevenu une nécessité, comme en 2002, comme en 1983/84. La mouette rouvre donc sa gueule et recommence son cirque comme à chaque municipale et mieux qu'aux autres. Couvrir cette campagne, micro politique d'un micro territoire comme si c'était la France. Pourquoi pas? C'est reparti. Compte-rendu de la manif, ce soir. Tard.
H. D.
Parce que le FN ne peut être présenté comme un parti politique banal. Parce que la préférence nationale est non seulement contraire à la loi mais aussi à nos valeurs les plus profondes, parce que nous croyons que la devise de la France a un sens, nous lutterons toujours contre Le Pen. Il ne suffit pas de gueuler "Le Pen facho", mais c'est aujourd'hui en France (qui l'eût cru tout de même) redevenu une nécessité, comme en 2002, comme en 1983/84. La mouette rouvre donc sa gueule et recommence son cirque comme à chaque municipale et mieux qu'aux autres. Couvrir cette campagne, micro politique d'un micro territoire comme si c'était la France. Pourquoi pas? C'est reparti. Compte-rendu de la manif, ce soir. Tard.
H. D.
vendredi 18 mai 2012
lettre ouverte à Martine Aubry
Chère camarade,
La décision du Parti de présenter M. Germain, inconnu parfait à l’échelon local des Hauts de Seine, dans la douzième circonscription, sans vote militant et à la place de candidatures de terrain, montre à quel point le Parti Socialiste est incapable de faire place au militantisme réel pour être un parti d’élus carriéristes.
Dans cette circonscription où François Hollande a recueilli 53% des suffrages, de manière historique, il y a la possibilité de gagner et d’élire au palais Bourbon un socialiste dans les Hauts de Seine. On comprend que certains appétits se soient éveillés…. C’est prendre l’électeur pour une andouille, et les personnalités de terrain que sont M. Gouriet, I. Rakoff, B. Marquaille ou P. Buchet pour ne citer que les plus en vue, étaient plus à même de rassembler une population plus sensible à l’engagement dans sa constance qu’aveuglément socialiste.
Au –delà des querelles et équilibres de courant dont le commun des électeurs n’a que faire, les candidatures ne doivent émerger que d’hommes et de femmes engagées dans un combat politique qui ne soit pas un plan de carrière pour énarque ou polytechnicien en mal de postes parlementaires.
A titre personnel proche des idées de Hamon, donc en théorie « aubryste » (quelle foutaise), je me fiche comme de ma première chemise de savoir si la circonscription est dévolue à un « hollandais », à un royaliste ou à un noniste du centre ! L’important étant qu’elle passe à gauche. Il va de soi que bon nombre de militants feront sans doute leur travail pour lequel ils ne seront donc pas récompensés, en traînant des pieds et en ressassant une légitime rancœur.
Étant de gauche je tirerai personnellement les conséquences de ce type de décision antidémocratique en votant, une fois de plus pour le front de gauche. Au moins, je saurai à quelle sous-chapelle j’appartiens !
Le Parti socialiste qui a souffert de ce type de méthodes d’arrière-garde depuis Rennes n’a décidément plus grand-chose à voir avec celui qui m’a fait entrer en politique.
Quand il aura compris que sa révolution ne passe pas par une conversion publique au centrisme mou et au carriérisme, mais au contraire par l’application de règles démocratiques faisant place aux acteurs de terrains, membres du parti ou non, à l’écologie politique, vu non comme un étendard de ralliement mais bel et bien comme une exigence, à l’investissement citoyen, vu comme une richesse d’action et non comme un retour sur investissement, quand enfin le parti socialiste se redécouvrira « socialiste », digne de Jaurès dont il faut rappeler qu’il fut fidèle à sa circonscription jusque dans la défaite, refusant un parachutage à Paris où la victoire lui tendait les bras, alors je pourrai peut-être revenir vers lui. La décision qui a été prise pour la douzième des Hauts de Seine ne fait que confirmer que mon éloignement militant est cohérent avec ce que j’attends d’un parti et surtout du parti dit socialiste.
Avec tous mes vœux de réussite néanmoins,
H. Duval, Clamart.
PS : ce texte n’engage que moi, n’étant plus membre de la section PS depuis 2 ans. Il a été rédigé sans la moindre concertation. Il est néanmoins adressé en copie aux responsables socialistes locaux comme un coup de gueule du militant de base que je suis finalement heureux de ne plus être !
La décision du Parti de présenter M. Germain, inconnu parfait à l’échelon local des Hauts de Seine, dans la douzième circonscription, sans vote militant et à la place de candidatures de terrain, montre à quel point le Parti Socialiste est incapable de faire place au militantisme réel pour être un parti d’élus carriéristes.
Dans cette circonscription où François Hollande a recueilli 53% des suffrages, de manière historique, il y a la possibilité de gagner et d’élire au palais Bourbon un socialiste dans les Hauts de Seine. On comprend que certains appétits se soient éveillés…. C’est prendre l’électeur pour une andouille, et les personnalités de terrain que sont M. Gouriet, I. Rakoff, B. Marquaille ou P. Buchet pour ne citer que les plus en vue, étaient plus à même de rassembler une population plus sensible à l’engagement dans sa constance qu’aveuglément socialiste.
Au –delà des querelles et équilibres de courant dont le commun des électeurs n’a que faire, les candidatures ne doivent émerger que d’hommes et de femmes engagées dans un combat politique qui ne soit pas un plan de carrière pour énarque ou polytechnicien en mal de postes parlementaires.
A titre personnel proche des idées de Hamon, donc en théorie « aubryste » (quelle foutaise), je me fiche comme de ma première chemise de savoir si la circonscription est dévolue à un « hollandais », à un royaliste ou à un noniste du centre ! L’important étant qu’elle passe à gauche. Il va de soi que bon nombre de militants feront sans doute leur travail pour lequel ils ne seront donc pas récompensés, en traînant des pieds et en ressassant une légitime rancœur.
Étant de gauche je tirerai personnellement les conséquences de ce type de décision antidémocratique en votant, une fois de plus pour le front de gauche. Au moins, je saurai à quelle sous-chapelle j’appartiens !
Le Parti socialiste qui a souffert de ce type de méthodes d’arrière-garde depuis Rennes n’a décidément plus grand-chose à voir avec celui qui m’a fait entrer en politique.
Quand il aura compris que sa révolution ne passe pas par une conversion publique au centrisme mou et au carriérisme, mais au contraire par l’application de règles démocratiques faisant place aux acteurs de terrains, membres du parti ou non, à l’écologie politique, vu non comme un étendard de ralliement mais bel et bien comme une exigence, à l’investissement citoyen, vu comme une richesse d’action et non comme un retour sur investissement, quand enfin le parti socialiste se redécouvrira « socialiste », digne de Jaurès dont il faut rappeler qu’il fut fidèle à sa circonscription jusque dans la défaite, refusant un parachutage à Paris où la victoire lui tendait les bras, alors je pourrai peut-être revenir vers lui. La décision qui a été prise pour la douzième des Hauts de Seine ne fait que confirmer que mon éloignement militant est cohérent avec ce que j’attends d’un parti et surtout du parti dit socialiste.
Avec tous mes vœux de réussite néanmoins,
H. Duval, Clamart.
PS : ce texte n’engage que moi, n’étant plus membre de la section PS depuis 2 ans. Il a été rédigé sans la moindre concertation. Il est néanmoins adressé en copie aux responsables socialistes locaux comme un coup de gueule du militant de base que je suis finalement heureux de ne plus être !
vendredi 19 novembre 2010
Vieux pots...
C'est dans de vieux pots qu'on fait de bonnes soupes dit-on.. Voir...
Le gouvernement Fillon 3 est une illustration de l'adage : Juppé 4 le retour (et il n'est pas content...), Bertrand 2 le come-back (et il va tout casser), De Raincourt (mais qu'est-ce qu'il a fait celui-là? Il doit connaître des basses histoires pour être recasé tout le temps sans rien faire)et j'en passe. Bon on ne va pas mettre tout le monde à la retraite (c'est pas trop dans l'air du temps), mais quand même... Pour certains il est temps!
Dans les Hauts de Seine l'UMP locale s'est choisie un nouveau chef pour remplacer un Devedjian en pleine disgrâce. Un jeune, un nouveau, un homme neuf sorti du cocon : Jean Jacques Guillet, le Pasqua boy, ancien d'Ocident (encore un), qui n'hésitait pas dans ses jeunes années à faire donner le GUD contre les squatteurs sévriens de la future Mano Negra et autres assos telles Issue de Secours. Ca date de 1985 : un jeune loup de presque 65 ans (né en 1946)donc! Voilà le renouvellement de la vie politique française : même pour les strapontins y en a que pour les vieilles peaux! C'est la soupe à la grimace chez Devidjian qui n'aura bientôt plus que son siège cantonal... S'ils l'investissent.
Le gouvernement Fillon 3 est une illustration de l'adage : Juppé 4 le retour (et il n'est pas content...), Bertrand 2 le come-back (et il va tout casser), De Raincourt (mais qu'est-ce qu'il a fait celui-là? Il doit connaître des basses histoires pour être recasé tout le temps sans rien faire)et j'en passe. Bon on ne va pas mettre tout le monde à la retraite (c'est pas trop dans l'air du temps), mais quand même... Pour certains il est temps!
Dans les Hauts de Seine l'UMP locale s'est choisie un nouveau chef pour remplacer un Devedjian en pleine disgrâce. Un jeune, un nouveau, un homme neuf sorti du cocon : Jean Jacques Guillet, le Pasqua boy, ancien d'Ocident (encore un), qui n'hésitait pas dans ses jeunes années à faire donner le GUD contre les squatteurs sévriens de la future Mano Negra et autres assos telles Issue de Secours. Ca date de 1985 : un jeune loup de presque 65 ans (né en 1946)donc! Voilà le renouvellement de la vie politique française : même pour les strapontins y en a que pour les vieilles peaux! C'est la soupe à la grimace chez Devidjian qui n'aura bientôt plus que son siège cantonal... S'ils l'investissent.
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